• De la grippe espagnole à la mexicaine:
    les pires épidémies depuis 1918

     

    La grippe mexicaine, qui aurait déjà fait plus de 150 morts au Mexique, a "clairement un potentiel pandémique", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Rappel des épidémies de ce genre les plus meurtrières du siècle passé.

    La grippe espagnole (1918-1919) a tué entre 20 et 50 millions de personnes. On sait, grâce à la biologie moléculaire, qu'il s'agissait d'une grippe A (H1N1), comme l'actuelle grippe mexicaine, mais on ne sait pas d'où elle est venue et combien de personnes elle a touchées. On pense qu'elle aurait été causée par un virus recombiné d'origine mixte, aviaire et humaine. Elle fut particulièrement mortelle chez les nourrissons et les adultes jeunes. 

    La grippe asiatique (1957-58), 1 à 2 millions de morts, grippe A (H2N2), partie de la Chine centrale, dans la province du Kweichow. Bien que le nombre de personnes infectées ait été considérable, la mortalité a été inférieure à celle enregistrée dans d'autres épidémies. L'analyse de son génome a montré qu'elle était composée d'un virus humain ayant déjà circulé et d'une partie provenant d'un virus aviaire. 

    La grippe de Hongkong (1968-70), 1 à 2 millions de morts. Ce virus H3N2, recombiné avec un mélange de gènes d'origine humaine et aviaire, s'est étendu rapidement à toute l'Asie puis à l'Australie, aux Etats-unis et à l'Europe. 

    La grippe russe (1977-1978), causée par un virus A (H1N1) qui avait déjà circulé vingt ans auparavant, a eu un taux d'attaque et une virulence faible. Partie du nord de la Chine, elle a frappé la Sibérie et la Russie européenne avant de s'étendre au reste du monde. 

     

    La grippe aviaire (1997-2009) (plus de 250 victimes humaines): en 1997, une sévère épizootie de cette grippe H5N1 ravage les élevages de poulet à HongKong. 6 personnes proches d'un centre avicole meurent du virus. Le virus est passé directement à l'homme, sans hôte intermédiaire comme le porc. Le virus a de nouveau franchi la barrière des espèces lors des récentes flambées qui ont commencé en décembre 2003. A l'heure actuelle, aucun cas de transmission entre humains du virus H5N1 n'a encore été mis en évidence. 

    Le Sras (2003-2004): le syndrome respiratoire aigu sévère qui a touché trente pays et tué environ 800 personnes, est apparu dans la province chinoise du Guangdong. Il s'agit d'un virus jusqu'alors inconnu, de la famille des coronavirus (il ne s'agit pas d'une grippe, mais la tranmission s'effectue, comme pour le virus de la grippe, par les voies respiratoires). Jusqu'alors, cette famille de virus n'était à l'origine, chez l'homme, que de rhumes sans gravité. 

     
     

    Rappelons que les épidémies annuelles de grippe sont également redoutables car ce virus à mutation très rapide produit régulièrement de nouvelles souches contre lesquelles l'homme n'a pas d'immunité. Ces grippes tuent chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes dans le monde, selon l'OMS, dont 6000 en France. 

     
     
     
     
     

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  • PANDÉMIES DE GRIPPE ANTÉRIEURES

    Une pandémie de grippe est un événement rare mais récurrent.

    Il y a eu trois pandémies au cours du siècle passé : « la grippe espagnole » en 1918, « la grippe asiatique » en 1957, et « la grippe de Hong Kong » en 1968.

    La pandémie de 1918 à entraîné la mort d'environ 40 à 50 millions de personnes dans le monde entier. Cette pandémie, qui fut exceptionnelle, est considérée comme l'un des événements les plus mortels dans l'histoire de l'humanité.

    Les pandémies suivantes étaient beaucoup moins graves, avec un nombre de décès s'élevant à environ 2 millions de morts en 1957 et à un million en 1968.

    Décès

    Des recherches basées sur les populations mondiales actuelles estiment qu'au moins 2 à 7,4 millions de personnes pourraient mourir lors de la prochaine pandémie.

    Plus de décès sont certes possible, mais tant que la souche n'est pas présente et tant que nous n'avons pas eu l'occasion d'en déterminer la létalité et le taux de contamination, il sera difficile de prévoir l'impact qu'elle aura dans le monde.

    En général, les projections plus élevées du nombre de décès sont basées sur des extrapolations de la pandémie de grippe espagnole de 1918. Plus de personnes sont mortes suite à la grippe de 1918 que suite à toute autre maladie contagieuse au cours d'une période similaire, y compris la variole et la peste.

    Dans la mesure où la pandémie de 1918 fut la poussée de maladie contagieuse la plus dévastatrice jamais enregistrée, l'OMS ne pense pas qu'il soit approprié de projeter des chiffres futurs en se basant sur un événement aussi exceptionnel.

    source : https://www.un.org/fr/influenza/topics/pandemic_previous.shtml

     

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    Année bissextile

    Une année bissextile (ou un an bissextil) est une année comportant 366 jours au lieu de 365 jours pour une année régulière. Le jour supplémentaire, le 29 février, est placé après le dernier jour de ce mois qui compte habituellement 28 jours dans le calendrier grégorien. Sauf cas particuliers précisés ci-après, les années sont bissextiles tous les quatre ans. Seront par exemple des années bissextiles : 2020, 2024, 2028.

    Ce genre d'année existe pour compenser la différence de temps entre l'année calendaire (365 jours) et l'année solaire, c'est à dire le temps pris par la Terre pour effectuer une révolution complète autour du Soleil, qui est 365,2422 jours. Un jour surnuméraire est donc ajouté régulièrement pour que la moyenne de la durée des années calendaires soit la plus proche possible de l'année solaire. Sans cette correction, la date des saisons se décalerait progressivement dans le calendrier.

     

     

    Règle actuelle

    Depuis l'ajustement du calendrier grégorien, l'année n’est bissextile (elle aura 366 jours)1 que dans l’un des deux cas suivants :

    1. si l'année est divisible par 4 et non divisible par 100 ;
    2. si l'année est divisible par 400.

    Dans un autre cas, l'année n'est pas bissextile : elle a la durée habituelle de 365 jours.

    (« divisible » signifie que la division donne un nombre entier, sans reste).

    Ainsi, 2020 est bissextile. L'an 2008 était bissextil suivant la première règle (divisible par 4 et non divisible par 100). L'an 1900 n'était pas bissextil car divisible par 4, mais aussi par 100 (première règle non respectée) et non divisible par 400 (seconde règle non respectée). L'an 2000 était bissextil car divisible par 400.

    Le calendrier julien, qui avait cours avant le calendrier actuel, ne distinguait pas les fins de siècles (années divisibles par 100). Une année était bissextile tous les quatre ans, sans autre exception. Le calendrier julien avait ainsi une année moyenne de 365,25 jours, au lieu des 365,2422 jours de l'année tropique. Ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles.

    L'instauration du calendrier grégorien a permis d'une part de rattraper le retard en supprimant des jours, et d'autre part de ralentir le rythme en supprimant trois années bissextiles tous les 400 ans. Ce calendrier grégorien offre selon les règles énoncées une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une avance de trois jours en 10 000 ans.

     

     Histoire des années bissextiles

     

    Les mois intercalaires de l'année de Numa

    L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soit douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le grand pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des guerres civiles.

    Les calendriers luni-solaires de type chinois, encore utilisés dans nombre de pays de l'Asie du Sud-Est pour fixer les fêtes traditionnelles, adoptent aussi ce principe : ajout d'un mois intercalaire 7 fois en 19 ans, selon un cycle dit « de Méton ».

     Le jour intercalaire de Jules César

    En 45, avant l'ère chrétienneJules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et grand pontife de la République romaine, fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie, afin de régler le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les guerres civiles. Sosigène d'Alexandrie n'eut qu'à puiser dans le calendrier égyptien et se remémorer le décret de Canope pour proposer une solution. Ainsi, Jules César fixa notre année de 365 jours, plus une journée intercalaire tous les quatre ans.

    Ce jour « additionnel » se plaçait juste avant le 24 février1. Il s'agissait donc d'un « 23 février bis ». On nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (les Romains comptaient les jours à rebours, bornes incluses, à partir de trois dates de référence présentes dans chaque mois, à savoir les calendes, le 1er du mois, les ides, le 13 ou 15 selon les mois, et les nones, neuf jours bornes incluses avant les ides, comme leur nom l'indique, c'est-à-dire le 5 ou 7) ; le « 23 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes (le premier jour) de mars ». Une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois [le] sixième » se dit bis sextus en latin ; par l'ajout du suffixe -ilis, est dérivé l'adjectif bissextilis, d'où « bissextile » en français.

    Plus tard, le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que nous employons toujours aujourd'hui.

     29 février

    Les personnes étant nées un 29 février fêtent habituellement leur anniversaire le 28 février les années non bissextiles comme 2011 ou 2013. Dans certains pays, par exemple à Taïwan, une personne née un 29 février l'est légalement le 28. Par exemple, une personne née le 29 février 1980 aurait eu 18 ans le 28 février 1998.

    Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2020, il publie son numéro 11.

     30 février

    En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédait un 30 février.

    En 1929, l'Union soviétique introduisit un calendrier révolutionnaire dans lequel chaque mois avait 30 jours, et les cinq ou six jours en excès étaient des jours de congé ne faisant partie d'aucun mois, à la manière des sans-culottides du calendrier républicain français. Les années 1930 et 1931 eurent donc un « 30 février » (un 2e mois de 30 jours), mais en 1932 ce calendrier fut partiellement abandonné et les mois retrouvèrent leur longueur antérieure.

     

    lire davantage sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9e_bissextile

     


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    30 ans de la chute du Mur de Berlin :

    c’était le temps du Mur, des Perpignanais racontent

    Il y a trente ans jour pour jour, le 9 novembre 1989, une brèche s’ouvrait dans le mur de Berlin et, de facto, dans le régime communiste qui maintenait la moitié de l’Allemagne, la moitié de l’Europe et du monde, sous une coupe liberticide. Des témoins, qui ont vu le "mur de la honte" debout, ou qui côtoient aujourd’hui son fantôme, racontent leur Berlin.  

     

    lire davantage en cliquant sur :

    https://www.lindependant.fr/2019/11/09/30-ans-de-la-chute-du-mur-de-berlin-cetait-le-temps-du-mur-des-perpignanais-racontent,8532414.php 

     


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