• Résultat de recherche d'images pour "illustration de semettre au vert"

    Se mettre au vert

    Aller se reposer, se refaire à la campagne.
    S'éloigner d'une situation ou d'un endroit stressant, dangereux, désagréable.

     
     
    Origine

    Attention ! Qu'il soit bien clair que cette expression n'est en aucun cas un conseil à se mettre au verre et à picoler plus que de raison.
    Elle ne s'adresse pas non plus aux poissons pour qu'ils s'attaquent goulûment aux asticots qui se tortillent de douleur, plantés qu'ils sont sur l'hameçon du pêcheur.

    Cette expression nous vient du XIXe siècle, mais c'est déjà dès le XVIe que le 'vert' désigne les prés, la campagne, la nature qui, pour les citadins (mais certainement pas pour les paysans de l'époque) était un endroit où il faisait bon se reposer, s'éloigner des soucis de la vie de tous les jours, souffler les pissenlits, effeuiller les marguerites, copuler dans la paille... toutes activités pleines d'insouciance.

    Par extension, le 'vert' a aussi désigné un endroit lointain ou discret permettant de s'éloigner, pour quelque raison que ce soit, d'une situation désagréable ou dangereuse. C'est ainsi que, dans le milieu des truands, se mettre au vert peut aussi signifier s'éloigner de problèmes potentiels afin de se faire oublier, au moins un temps.

    Exemple

    « Nous resterons au Cap quelques jours de plus afin qu'il se refasse à terre. Moi-même j'y vivrai , parce que malgré l'extrême salubrité de la viande salée et des légumes secs, pris en petite quantité, j'ai besoin de me mettre au vert. »
    Victor Jacquemont - Correspondance

    Compléments

    "mettre un cheval au vert" c'est le mettre dans un pré, pour qu'il puisse manger du fourrage frais.

     

    lire plus sur : http://www.expressio.fr/expressions/se-mettre-au-vert.php


    votre commentaire
  • Découvrir des expressions idiomatiques du français et…

    en inventer de nouvelles!

    Voilà une activité pour des apprenants un peu créatifs et avec un bon sens de l’humour! A partir d’une compréhension orale hilarante, les apprenants vont découvrir des expressions idiomatiques et en inventer d’autres. Comme on dit, par chez moi c’est comme « Cuire une pipe dans la poivrière »! Ou bien est-ce une autre expression déjà…?

    Cette activité a pour origine une vidéo qu’une élève m’a un jour fait connaître (merci Kasia ! ) :

    pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous :

    https://leszexpertsfle.com/ressources-fle/decouvrir-des-expressions-idiomatiques-du-francais-et-en-inventer-de-nouvelles/


    votre commentaire
  • Les expressions à bannir au bureau Bien suis à toi' http://i.f1g.fr/media/figaro/680x382_crop/2018/05/07/XVM5c97d27c-4eac-11e8-8fb1-21d07020916d.jpg http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2018/05/07/37003-20180507ARTFIG00002-les-expressions-a-bannir-au-bureau-je-suis-a-toi.php

    votre commentaire
  •  
    En avoir marre
    (Source : Le Figaro)
     
    Trop c’est trop. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase

    C’est une histoire dont les racines absconses laissent toujours marris les linguistes. En effet, ce ne sont pas une, ni deux hypothèses qui ont été avancées par les lexicologues à travers les siècles, mais une dizaine.

    On se souvient par exemple de ces théories qui faisaient remonter le mot marre au terme marrement, qui signifiait chagrin du XIe au XIIIe siècles, marance, pour afflictionfaute légère entre le XIIe et XIVe siècles ou encore marrissement, qui s’employait dans le sens de déplaisir jusqu’au XVIe siècle.

     
     
     
    Trop c’est trop. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase

    C’est une histoire dont les racines absconses laissent toujours marris les linguistes. En effet, ce ne sont pas une, ni deux hypothèses qui ont été avancées par les lexicologues à travers les siècles, mais une dizaine.

    On se souvient par exemple de ces théories qui faisaient remonter le mot marre au terme marrement, qui signifiait chagrin du XIe au XIIIe siècles, marance, pour afflictionfaute légère entre le XIIe et XIVe siècles ou encore marrissement, qui s’employait dans le sens de déplaisir jusqu’au XVIe siècle.

    De l’arabe andek, « tu as eu » ?
    Sans oublier l’éventualité d’un emprunt à l’arabe andek « tu as eu », marra « une fois » c’est-à-dire « ça suffit », le mot marre a plongé la lexicologie dans un marasme de conjectures, très loin de la marrade...

    Alain Rey, l’éminent linguiste et co-fondateur du dictionnaire Le Robert, s’est lui-même frotté à l’étymologie du mot, rapporte Georges Planelles dans son livre Les 1001 expressions préférées des Français. Impossible pour lui en effet de marronner cette affaire ! Selon le lexicologue, le mot marre serait issu du terme d’argot marmaréendémique au XIXe siècle. Il s’est d’abord employé dans le sens de jeton, puis gagegainpart due au XVe siècle. « Avoir son mar », c’était ainsi « avoir son compte », c’est-à-dire « avoir ce qu’il faut ». Plutôt marrant, n’est-ce pas ?

     

    Le Trésor de la langue française note toutefois que le mot marre serait plutôt issu de l’ancien verbe se marer qui signifiait s’ennuyer. Un terme qui n’est pas sans avoir de lien de parenté avec notre actuel verbe se marrer. D’après le thésaurus, c’est à lui que l’on devrait, par antiphrase, l’idée d’un « amusement », d’un « rire sans retenue ».

    Alice Develey
    Le Figaro
     
    Accédez à l’article source


    votre commentaire
  •  

    Trouvé sur langue-fr.net

    Son plein (battre...) 

    Dans « battre son plein », son est un adjectif (déterminant) possessif, pas un nom.

     

    L’analyse est la même chez Maurice Rat (Dictionnaire des expressions et locutions traditionnelles) :

    « Battre son plein est, au vrai, une expression de la langue des marins, où son est adjectif possessif et plein un substantif (le plein, c’est la “pleine mer”, et de plein en plein, “d’une pleine mer à l’autre”). On dit que la marée bat son plein lorsque, ayant atteint sa plénitude, “elle demeure un temps stationnaire”. L’expression s’est ensuite, par comparaison toute simple, appliquée à d’autres objets. »

    Dans la 15e édition du Bon Usage, voir le § 196, a, 2 (Nominalisation des articles et des participes) :

    « Le plein de la mer est le « moment où la marée est arrivée à sa plus grande hauteur », et battre son plein « se dit de la marée qui, arrivée à son plus haut point, reste stationnaire quelque temps avant de redescendre » (Littré). L’expression a passé dans l’usage général avec le sens figuré « être au plus haut point, être complet, entier »*.

    « Ex. au sens propre ou avec référence explicite au sens propre : La dernière dune que nous montâmes avec lui nous permit de découvrir la mer, battant son plein, brillante et calme, sur une ligne immense (Barbey d’Aur., Chevalier des Touches, ix). — À cinquante pieds d’élévation, Pécuchet voulut descendre. La mer battait son plein. Il se remit à grimper ( Flaubert, Bouvard et Pécuchet, p. 152). — [...]. — Le bonheur, comme la mer, arrive à faire son plein. Ce qui est inquiétant pour les parfaitement heureux, c’est que la mer redescend (Hugo, Homme qui rit, II, iii, 9). »Ex. au figuré : [...] La frénésie californienne, la prostitution et le jobardisme civilisateur battaient leur plein ( Bloy, Désespéré, p. 42). — Ces dimanches de Mme Laudet battaient leur plein (Proust, Jean Santeuil, t. I, p. 233). — Les grèves russes battent leur plein (Troyat, Tant que la terre durera…, p. 825).« * »Certains croient à tort que dans battre son plein, son est un nom : °Les festivités […] battent son plein (Decaux, L’Empire, l’amour et l’argent, 1982, pp. 73-74)."

    Tournons-nous vers le Dictionnaire historique de la langue française (direction Alain Rey) à l’article « plein » (tome II, p. 2787-2788) :

    « Son expression en marine dans l’expression au plein (1626), en parlant de la mer à marée haute, procède peut-être d’une des confusions entre plein et plain, et pourrait se rattacher à l’ancien français plain “rivage plat”. Cependant, outre que la mer est plaine (étale) aussi à marée basse, le sens de plein convient bien aux rades, aux bassins des ports qui s’emplissent à marée haute. Ce sens est réalisé spécialement dans l’expression battre son plein (où son est bien le possessif et plein le nom), dite proprement de la mer étale à marée haute (1851) et, par image, à propos du maximum d’intensité de quelque chose, par exemple d’une fête. »

    On s’est intéressé à « son plein » (son représente-t-il un volume sonore ou un adjectif possessif ?). Jean-Pierre Sachs avait rappelé, le 16 février 1999, que le § 195-a-3° du Bon usage de Grevisse (13e éd., 1993), citant Littré, précisait que :

    « Le plein de la mer est le moment où la marée est arrivée à sa plus grande hauteur et battre son plein se dit de la marée qui, arrivée à son plus haut point, reste stationnaire, quelque temps avant de redescendre (Littré). L’expression a passé dans l’usage général avec le sens figuré être au plus haut point, être complet, entier. [...] Certains croient à tort que dans battre son pleinson est un nom. »

    Le même jour, Marion Gevers insistait (depuis l’Australie) en citant un autre passage du Bon usage (cette fois-ci la note 75 du § 908 de la 11e édition, 1980) :

    « Il faut rejeter comme fantaisistes les explications suivant lesquelles battre son plein serait dit métaphoriquement d’après le tambour bat son plein [= un son plein] ou d’après la cloche bat son plein [= un son non voilé] ; de telles formules sont sans fondement dans l’usage : un tambour (aussi bien qu’une cloche) qui bat un son, plein ou non, dit A. Dauzat, c’est du charabia, qu’on ne rencontre nulle part, et qui n’a pu germer que dans les volutes d’un cerveau tarabiscoté". »

    Et cette participante régulière au forum fllf d’ajouter : Ce n’est pas moi qui l’ai dit, hein... mais je pense tout pareil !

     

    Compléments

    L’analyse est la même chez Maurice Rat (Dictionnaire des expressions et locutions traditionnelles) :

    « Battre son plein est, au vrai, une expression de la langue des marins, où son est adjectif possessif et plein un substantif (le plein, c’est la “pleine mer”, et de plein en plein, “d’une pleine mer à l’autre”). On dit que la marée bat son plein lorsque, ayant atteint sa plénitude, “elle demeure un temps stationnaire”. L’expression s’est ensuite, par comparaison toute simple, appliquée à d’autres objets. »

    Dans la 15e édition du Bon Usage, voir le § 196, a, 2 (Nominalisation des articles et des participes) :

    « Le plein de la mer est le « moment où la marée est arrivée à sa plus grande hauteur », et battre son plein « se dit de la marée qui, arrivée à son plus haut point, reste stationnaire quelque temps avant de redescendre » (Littré). L’expression a passé dans l’usage général avec le sens figuré « être au plus haut point, être complet, entier »*.

    « Ex. au sens propre ou avec référence explicite au sens propre : La dernière dune que nous montâmes avec lui nous permit de découvrir la mer, battant son plein, brillante et calme, sur une ligne immense (Barbey d’Aur., Chevalier des Touches, ix). — À cinquante pieds d’élévation, Pécuchet voulut descendre. La mer battait son plein. Il se remit à grimper ( Flaubert, Bouvard et Pécuchet, p. 152). — [...]. — Le bonheur, comme la mer, arrive à faire son plein. Ce qui est inquiétant pour les parfaitement heureux, c’est que la mer redescend (Hugo, Homme qui rit, II, iii, 9). »Ex. au figuré : [...] La frénésie californienne, la prostitution et le jobardisme civilisateur battaient leur plein ( Bloy, Désespéré, p. 42). — Ces dimanches de Mme Laudet battaient leur plein (Proust, Jean Santeuil, t. I, p. 233). — Les grèves russes battent leur plein (Troyat, Tant que la terre durera…, p. 825).« * »Certains croient à tort que dans battre son plein, son est un nom : °Les festivités […] battent son plein (Decaux, L’Empire, l’amour et l’argent, 1982, pp. 73-74)."

    Tournons-nous vers le Dictionnaire historique de la langue française (direction Alain Rey) à l’article « plein » (tome II, p. 2787-2788) :

    « Son expression en marine dans l’expression au plein (1626), en parlant de la mer à marée haute, procède peut-être d’une des confusions entre plein et plain, et pourrait se rattacher à l’ancien français plain “rivage plat”. Cependant, outre que la mer est plaine (étale) aussi à marée basse, le sens de plein convient bien aux rades, aux bassins des ports qui s’emplissent à marée haute. Ce sens est réalisé spécialement dans l’expression battre son plein (où son est bien le possessif et plein le nom), dite proprement de la mer étale à marée haute (1851) et, par image, à propos du maximum d’intensité de quelque chose, par exemple d’une fête. »

     

    source : http://www.langue-fr.net/spip.php?article273


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique