•  

    Expressions d'un Autre Temps, vraiment ?  

     

    > 1. Tu es fagoté comme un as de pique.

    > 2. Tu risques de te casser la margoulette !

    > 3. Ne te monte pas le bourrichon !

    > 4. T'es pas en sucre !

    > 5. On va pas attendre jusqu'à la Saint-glinglin quand même ?

    > 6. Il n'y a pas le feu au lac !

    > 7. C'est kif-kif bourricot !

    > 8. Je vais aller faire les commissions.

    > 9. Ça ne tombera pas plus bas !

    > 10. Il n'y a pas de petites économies.

    > 11. On n'est pas sortis de l'auberge.

    > 12. N'en fais pas tout un fromage !

    > 13. Regarder une page de réclame.

    > 14. Ne mets pas la charrue avant les boeufs.

    > 15. Il a pris la poudre d'escampette.

    > 16. Il est beurré comme un Petit Lu !

    > 17. Elle a vu le loup !

    > 18. Faire une tête de six pieds de long.

    > 19. On n'est pas aux pièces.

    > 20. Ça ne fait pas un pli.

    > 21. Tu files un mauvais coton.

    > 22. Brûler la chandelle par les deux bouts.

    > 23. Je t'ai payé rubis sur l’ongle.

    > 24. À la bonne franquette.

    > 25. Parlons peu mais parlons bien.

    > 26. Faut pas pousser Mémé dans les orties.

    > 27. Cela ne fait ni une ni deux.

    > 28. Péter plus haut que son cul.

    > 29. Pas la peine de chercher midi à 14h.

    > 30. Il a une descente que j'aimerais pas remonter à vélo.

     

    MOI JE LES UTILISE ENCORE.....

     

    Et vous ?


    votre commentaire
  • « Vider son sac » et autres expressions juridiques

    On les emploie communément sans savoir d’où elles viennent. Ces expressions sont nées dans les salles d’audience et racontent, à leur façon, l’histoire de la justice. 

    Rester sur le carreau 

    Flickr/RemiJDN/CC

    Le carreau et le parquet de la première Chambre civile du Tribunal de Grande Instance de Paris. Flickr/RemiJDN/CC

    Sous l’Ancien Régime, l’accès aux chambres d’audience est contrôlé par des huissiers. Ils en ouvrent les battants, ou au contraire maintiennent les « huis clos », c’est à dire les portes closes. Une fois dans le prétoire, les huissiers supervisent l’accès au « parquet », le sol boisé réservé à la cour. Ceux qui ne sont pas autorisés à s’y asseoir doivent demeurer sur le sol pavé, carrelé de la salle. Ils restent sur le carreau.

    Aujourd’hui, l’expression a perdu son sens judiciaire, mais l’idée de mise à l’écart, de délaissement, y est toujours associée.

     

    A tour de rôle 

    Flickr/Gotama2.0/CC

    Rouleaux de parchemin. Flickr/Gotama2.0/CC

    Au temps de la monarchie, la justice est une affaire royale. Et, quand sa majesté rend justice, nombreux sont les sujets qui se pressent pour être entendus. Afin d’éviter la cohue, les demandes en justice doivent être inscrites sur un rouleau de parchemin, appelé « rôle ». C’est le rôle qui détermine l’ordre de passage : les plaideurs sont introduits devant le Roi dans l’ordre d’inscription, à mesure que le rôle est déroulé, « à tour de rôle».

    Les rouleaux de parchemin ont disparu depuis longtemps des tribunaux de justice, remplacés par des chemises en carton et des systèmes informatiques. Plus question donc de dérouler un rôle. L’expression, elle, a survécu, et désigne toujours l’idée d’ordre de passage.

     

    Etre sur la sellette 

    L'accusé est sur la sellette. (Source: Le Cercle du Barreau )

    L’accusé est sur la sellette. (Source: Le Cercle du Barreau )

    Mal à l’aise, le prévenu se trémousse. Il baisse les yeux, tord ses mains avec angoisse. Il reste d’une immobilité de pierre, ou tente au contraire de trouver une assise plus confortable. Vaine tentative, car le siège sur lequel on l’a fait asseoir est volontairement inconfortable. Il est, littéralement, sur la sellette, petit siège de bois réservé aux prévenus. Particulièrement inconfortable et basse, la sellette est humiliante. Assis plus bas que les juges, l’accusé est en position d’infériorité alors qu’on l’interroge.

    « Asseyons sur la sellette celui qui se plaçait sur un trône », déclara Robespierre lors de la mise en accusation de Louis XVI. La sellette avait pourtant été abolie en 1788, mais l’idée d’humiliation y restait associée.

    Disparue des prétoires, l’expression a pris un tour métaphorique : être sur la sellette, c’est être dans une situation inconfortable, risquée. Mettre quelqu’un sur la sellette, c’est l’interroger d’une manière insistante, comme le ferait un juge.

     

    L’affaire est dans le sac

    Ces sacs-là n'ont pas encore été vidés. Photo: Archives Nationales.

    Sacs de procédure en jute. Photo: Archives Nationales.

    Si l’affaire est aujourd’hui dans le sac, c’est grâce aux cours de justice de l’Ancien Régime. A une époque où les documents étaient écrits sur des rouleaux de papier, ils étaient conservés dans des sacs de jute. Tant que l’affaire était en cours, les sacs étaient accrochés au mur, et on disait que l’affaire était pendante.

    Une fois l’affaire jugée, les différentes pièces du procès étaient glissées dans l’un de ces sacs pour être archivées. Le juge pouvait alors déclarer « l’affaire est dans le sac » pour signifier que le procès était classé et qu’on n’y reviendrait plus.

    Quelques siècles et abus de langage plus tard, le tour est joué : voilà l’expression passée dans le langage commun pour désigner une entreprise dont l’issue ne fait plus de doute.

     

    Vider son sac

    Archives Nationales

    Photo: Archives Nationales

    Si, de nos jours, c’est l’accusé qu’on pousse à vider son sac, autrefois c’était son avocat qui devait se prêter à l’exercice. Au sens littéral.

    Comme la précédente, cette expression provient des sacs de jute conservant les documents d’une affaire. Au moment de prendre la parole, il sortait les documents nécessaires à sa plaidoirie de ces sacs de procédure afin de fournir les pièces requises pour défendre son client.

    De nos jours, lorsqu’on vide son sac, que l’on soit prévenu ou non, on avoue une chose cachée, on dit ce que l’on pense sans détour. Au risque de blesser, ou de se faire du tort à soi-même.

     

    Cet article a été publié sur le blog Allées de justice avec la collaboration de Phalène Baudin de la Valette 

    source : http://emiliennemalfatto.blog.lemonde.fr/2013/02/05/vider-son-sac-et-autres-expressions-juridiques/


    votre commentaire
  • Le sac à procès

    Le sac à procès plus rarement appelé sac de procès,était un sac en toile de jute, de chanvre ou en cuir qui était utilisé sous l'Ancien Régime, lors des affaires judiciaires, et qui contenait tous les éléments du dossier à des fins d'archivage.

    Il contenait :

    ·                 Dépositions et requêtes ;

    ·                 copies signées des procureurs des pièces ;

    ·                 Pièces à conviction.

    Une fois l'affaire terminée, ces différentes pièces étaient rassemblées et suspendues dans le sac fixé par un crochet à un mur ou une poutre (d'où l'expression « une affaire pendante ») pour que les parchemins ne soient pas détruits par les rongeurs.

    Ces sacs étaient placés dans le cabinet de l'avocat ou les greffes de chaque juridiction.

    L'expression « l'affaire est dans le sac » signifiait que le dossier judiciaire était prêt et que l'ensemble des pièces était archivé dans le sac scellé. 

    Pour l'audience, le sac était descendu et le procureur (avocat) pouvait plaider devant la cour et « vider son sac » en sortant les pièces nécessaires à sa plaidoirie.

    L'avocat ou le procureur rusé qui savait bien exploiter toutes ces pièces est à l'origine de l'expression « avoir plus d’un tour dans son sac ».


    votre commentaire
  • Expressions avec le mot MORAL

    • Appui moral  Sens : Soutien d'ordre psychologique.

     

    • Ordre moral  Sens : Ordre qui s'inscrit dans les moeurs.

     

     

     

     

    • Avoir le moral à zéro  Sens : Ne pas avoir le moral, être triste, être déprimé.Origine : C'est le mot zéro qui donne l'origine et le sens à cette expression. Zéro étant la valeur mathématique la plus basse (sans passer dans le négatif), cela signifie dont avoir le moral au plus bas et donc être complètement démoralisé.Lire la suite

     

    • Remonter le moral à quelqu'un  Sens : Redonner du courage, de l'énergie à quelqu'un. Synonyme : réconforter. Traduction anglais : to comfort somebodyOrigine : Origine inconnue pour cette expressionLire la suite

     

     

     

    source : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/moral/#expression


    votre commentaire
  •  

    Être mal barré
    (Source : Le Figaro)
     
     
     
    Aller au-devant de gros ennuis

    Trop tard. C’est fichu. Fini. Foutu. Les dés sont jetés et désormais il ne nous reste plus qu’à constater ce qui va maintenant arriver. Comme le cinéphile devant son film, nous voilà passés du statut d’acteur à spectateur. Le synopsis est tout tracé. Littéralement, « mal barré ». Mais d’où vient cette curieuse expression ? Le Figaro revient sur son histoire.

    Une histoire qui, bien loin de trouver ses sources dans nos salles obscures, remonterait au XIIe siècle. Car n’imaginons pas un instant que les fins télégraphiées de nos longs-métrages y soient pour quelque chose. Dérivé du mot barre, du latin médiéval barra« barrière », le verbe « barrer » signifie à l’origine, au XIIe siècle, « fermer », « consolider un objet à l’aide d’une barre ». Il s’emploie dans les maisonnées ou du moins dans des espaces, pour annoncer la « clôture » d’un passage. Au XVe siècle, le sens de « barrer » se précise. On l’emploie dès lors pour « faire opposition à quelque chose », « faire obstacle à quelqu’un » .


    À la fin du XIXe siècle, « barrer » signifie en effet, dans le lexique de la marine, « tenir, manœuvrer la barre du gouvernail ». La barre permet au capitaine de bien mener sa barque et ainsi, de tenir le cap. Mais attention ! Si les éléments ne sont pas cléments, c’est un équipage entier qui risque de se retrouver à l’eau et donc, « mal barré » ainsi que le note Georges Planelles dans son livre Les 1001 expressions préférées des Français.Le calme après la tempête

    Mais qu’à cela ne tienne ! Loin de se « barrer » la route, notre verbe se « barrera » quelques siècles plus tard, au XIXe siècle très précisément, pour opérer une nouvelle pirouette sémantique. Il deviendra alors un synonyme du verbe « partir » dans l’argot des marbriers de cimetière avant de prendre le sens que nous connaissons aujourd’hui, grâce au vocable des mariniers.

    Si la formule a dévié de sa trajectoire marine pour s’amarrer sur nos îles de béton, elle n’en reste pas moins la même depuis sa création. « Être mal barré », sur terre comme dans l’eau, c’est « aller au-devant de gros ennuis ». Si la tasse n’est jamais loin quand on est « mal barré », souvenons-nous toutefois que le calme revient toujours après la tempête !

    Alice Develey
    Le Figaro

     

    source : https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article14782


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique