• La légende de la galette des rois

    Qui ne connaît l’histoire des rois mages qui, guidés par une étoile, se rendirent à Bethléem rendre hommage à l’enfant Jésus ?
    Le premier s’appelait Gaspard. Il avait le teint clair des Européens, et apportait de l’or. Le second, Melchior, avait la peau brune des gens de Palestine et d’Arabie. Celui-là était porteur d’encens. Le troisième, Balthazar, était couleur de nuit sans lune et ses dents brillaient comme brillent les dents des Africains. Ce dernier offrit à l’enfant Jésus de la myrrhe.

    On sait moins ce qui leur advint sur le chemin du retour. 

    Ils étaient savants en beaucoup de choses, certes, mais cela n’empêcha point qu’ils se perdirent bel et bien, n’ayant plus le secours de l’étoile pour les aider. Après avoir erré plusieurs jours dans le désert, à bout de nourriture et sans eau, ils aperçurent enfin une misérable cahute devant laquelle se tenaient uncouple et deux enfants. 
    Les joues décharnées, les yeux brillants de faim, ils firent pourtant bon accueil aux mages, les invitèrent à entrer, et leur offrirent un peu du peu qu’ils avaient : de l’eau pour se rafraîchir.
    - C’est que nous avons faim aussi, dit Melchior. Un peu de pain, même rassis, ferait l’affaire.

    - Hélas, soupira la femme, nous n’avons plus qu’un peu de farine, de lait, d’huile d’olive, une noisette de beurre ; juste de quoi faire une galette que nous partagerons entre les enfants.  Ensuite, il ne nous restera plus qu’à nous jeter dans le puits ou à mourir de faim.

    Les mages se regardèrent.

    - Faites la galette ma brave femme, dit Gaspard.

    La femme obéit. La galette était tout juste suffisante pour une personne.
    Gaspard, qui avait le teint clair des Européens, plia la pâte en deux, et la galette doubla en volume. Melchior, le mage à la peau brune des gens de Palestine et d’Arabie, plia de nouveau la pâte en deux, et il y en eu pour quatre. Balthazar, le roi Nègre couleur de nuit sans lune, plia encore la pâte en deux, et il y en eut pour huit.
    Le couple remercia chaleureusement les mages. La femme étala la pâte et mit la galette à cuire. Elle était dorée à point. 
    L’homme se gratta la tête, le couteau à la main.
    - C’est que cette galette est une galette pour huit, et nous sommes sept. Le partage sera difficile.

    - La huitième part est celle du mendiant, dit Balthazar.

    - Quel mendiant, dit homme ?

    - Celui qui vient et que vous ne voyez pas encore.

    À ce moment-là le plus jeune des enfants,  un garçon, recracha quelque chose. C’était une bague que Melchior avait glissée – volontairement ou non, l’histoire ne le dit pas - dans la pâte. 
    L’enfant voulut rendre le bijou. Le mage sourit, ôta la couronne de sa tête et en coiffa l’enfant.
    - Tout enfant est roi, dit-il. Tel est le message que délivrera un autre enfant, né il y a peu non loin d’ici. Pour commémorer ce jour, je veux que chaque année on fasse une galette, qu’on n’oublie pas la part du pauvre, qu’on y glisse une fève pour désigner un roi ou une reine, ne serait-ce que pour une journée.

    Les pauvres gens promirent de respecter la volonté des mages.

    C’est ainsi que naquit la tradition de la galette des rois, qu’elle se répandit, et qu’on se la transmit jusqu’à nos jours.

     

    Source :  http://chemindivin.centerblog.net/rub-histoires-et-contes-.html


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    Vieux outils

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    Il y avait une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village nordique, un atelier de charpentier. Un jour que le Maître était absent, les outils se réunissent en grand conseil sur l’établi. Les conciliabules furent longs et animés, ils furent même véhéments. Il s’agissait d’exclure de la communauté des outils un certain nombre de membres.

    L’un prit la parole : « Il nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde ».

    Un autre dit : « Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a un caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche ».

    « Quant au frère marteau, dit un troisième, je lui trouve un caractère assommant et tapageur. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le ».

    « Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont un caractère aussi pointu ? Qu’ils s’en aillent ! Et qu’on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d’être dans cet atelier soit de toujours froisser ».

    Ainsi discouraient en grand tumulte les ouvriers du charpentier. Tout le monde parlait à la fois. L’histoire ne dit pas si c’était le marteau qui accusait la scie, et le rabot la lime, mais il est probable que c’était ainsi car, à la fin de la séance, tout le monde était exclu.

    La réunion bruyante prit fin subitement par l’entrée du charpentier dans l’atelier. On se tut lorsqu’on le vit s’approcher de l’établi. Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grince, la rabota avec le frère rabot au ton tranchant qui épluche tout ce qu’il touche. Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre sœur la râpe au langage rude, le frère papier de verre qui froisse … tous entrèrent successivement en action. Le charpentier prit alors nos frères les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne et fait du tapage. Il se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau, pour accueillir l’enfant à naître, pour accueillir la vie.

    Auteur inconnu

     

    source : http://legrenierdebibiane.com/trouvailles/textes/sommaire.html

     

     

     


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    La Martre

     

    La légende de la Martre est inhabituelle car la plupart des légendes des Anishinabes qui se rapportent à cette constellation en parlent comme d'un grand ours. La martre est un petit animal de la taille d'un renard et parent de la belette.

    La Martre était une grande chasseresse. Elle vivait dans le monde de l'hiver avec les humains, les oiseaux et d'autres animaux. L'hiver était souvent si rigoureux qu'ils manquaient de nourriture.

    Les Anishinabes, du centre de l'Amérique du Nord, disent que de nombreux animaux mouraient de froid et de faim pendant l'hiver. Un jour, la Martre décida que leur seul espoir était d'aller dans le monde de l'été et d'en rapporter le temps chaud. Mais les villageois et les animaux du monde de l'été ne voulaient pas partager leur bien. La Martre convoqua donc tous les animaux et les oiseaux de l'hiver pour discuter de ce qu'il fallait faire. Le Rat musqué, qui vivait entre les deux saisons, était le seul à savoir que l'été était caché dans une île lointaine. Au centre de cette île, il y avait une cabane, et sur un mur de cette cabane était accroché le sac de l'été. Personne de pouvait s'en approcher car il était jalousement gardé par la Grue et la Grenouille. Même lorsque toutes les créatures de l'été partaient à la chasse, ces deux gardes restaient toujours derrière pour surveiller le sac. Dès que quelque chose s'approchait de l'île, tous les chasseurs sautaient dans leurs canots pour aller voir ce que c'était. Il serait très difficile pour les animaux de l'hiver d'obtenir le sac de l'été.

    Un plan fut élaboré, et vint le temps où la Martre et ses amis devaient passer à l'action. Le Hibou vola vers la cabane où la Grue et la Grenouille gardaient leur précieux trésor. Il se posa à terre et regarda à l'intérieur pour voir où le sac était accroché. Ensuite, le Rat musqué fut envoyé pour gruger les pagaies des chasseurs jusqu'au point de rupture. Le meilleur nageur de tous les animaux à longues pattes, le Caribou, commença à nager vers l'île. Dès que les chasseurs l'aperçurent, ils sautèrent dans leurs canots et pagayèrent vers lui. Le Caribou nagea le plus vite possible en s'éloignant de l'île jusqu'à ce que les pagaies se brisent et que les chasseurs soient en rade sur l'eau. Le Caribou revint alors par derrière dans la cabane et prit la Grenouille et la Grue par surprise. Il s'empara rapidement du sac et courut jusqu'à ce qu'il retrouve les animaux de l'hiver. Ils se relayèrent pour porter le sac secret de l'été dans leur monde. Lorsque les animaux de l'été eurent enfin dérivé vers la rive, ils se mirent à suivre la trace des aminaux de l'hiver afin de récupérer le sac secret de l'été. Ils finirent par voir la Martre qui portait le sac. La Martre alla vers les arbres pour échapper aux animaux de l'été mais elle ne put pas grimper assez haut pour éviter les flèches des chasseurs, et l'une d'elles finit par l'atteindre.

    La flèche emporta la Martre dans le ciel sombre du nord, et avec elle le sac secret de l'été. Depuis lors, les animaux de l'été et ceux de l'hiver se sont entendus pour partager les saisons de manière à ce que chacun ait six mois d'hiver et six mois d'été.

    Le Créateur savait que la Martre voulait protéger ses amis contre la famine et la mort. Il empêcha donc la Martre de retomber sur la Terre et la plaça parmi les étoiles. Chaque année, la Martre traverse le ciel. Lorsque la flèche la touche, elle roule sur le dos dans le ciel d'hiver. Lorsque l'hiver est presque terminé, elle se remet sur ses pieds et recommence à donner du temps chaud sur la Terre.

    De tels enseignements nous rappellent que la survie et le bien-être harmonieux de toute la création dépend du partage et du respect des Nobles Lois de la Nature.

     

     

    Source: Légende Anishinabes...www.lespasseurs.com

    source : http://lespasseurs.com/La_Martre.htm


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    Le petit garçon et le routier

     

     

     

    Titre : Le petit garçon et le routier


    Année : 1977

     

    source : http://www.bide-et-musique.com/song/4714.html

     

     

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    Paroles

    Je ne crois pas qu'on se connaisse, vous et moi. Mais je suis à peu près certains qu'on a bien du se rencontrer. Quelque part sur la route, dans un pays quelconque, vous au volant de votre voiture, 
    moi dans la cabine de mon semi-remorque. Oui je suis routier, routier international. J'aime l'aventure et j'ai roulé ma bosse au quatre coins du monde. J'en ai passé des frontières, et bouffé des kilomètres de poussières, de boue ou de neige

    À cette époque-là, je faisais la ligne sur les routes de Californie. C'est là que m'est arrivée cette étrange histoire. Je venais de loin, je conduisais depuis trop longtemps, et la fatigue commençait de se faire sentir. J'hésitais à réveiller le copain qui dormait dans la couchette. Pour me tenir compagnie, j'avais branché le radio-téléphone de bord, le mobilophone comme on l'appelle aux États-Unis. C'est un appareil qui nous permet, à nous autres les routiers, de garder le contact et de nous entraider en cas de coup dur.

    Je venais à peine d'enclencher le canal 27 de la CBR, qui est notre fréquence habituelle, lorsque j'entendis, à travers la friture des ondes courtes une petite voix lointaine qui parlait. Une petite voix d'enfant qui appelait.
    « - Allô, Allô, les routiers, ici Teddy, Teddy Bear, m'entendez-vous ? Ici Teddy, répondez-moi. »
    Je basculai l'inverseur sur émission et questionnai à mon tour.
    « - Allô, Allô Teddy, ici la route. D'où appelles-tu ? Que veux-tu ? »
    La voix du gamin répondit, un peu plus proche.
    « - Ici Teddy, j'appelle les routiers.
    - Je t'entends, Teddy. Que veux-tu ?» 

    « - Je suis tout seul, je m'ennuie, et je voudrais parler un peu avec vous. Je vous appelle avec le radio-téléphone de mon papa. Cet été nous avons eu un très grave accident, et je suis toujours dans mon lit. Le docteur dit que je pourrais remarcher un jour, mais que ce sera sûrement très long. J'habite une maison tout près de l'autoroute. Je suis souvent seul le soir, car maman est serveuse dans un hôtel, pour nous faire vivre. J'ai perdu mon papa dans l'accident qui a détruit son camion et qui m'a cloué au lit. Il m'emmenait de temps en temps pour des petites courses. Et maintenant il ne vient plus jamais de routiers par ici. Alors j'essaye de vous accrocher avec le radio-téléphone qui nous reste, pour vous parler un petit peu, quand vous passez sur l'autoroute. »

    Je ne suis pas une fillette, mais il me sembla soudain que mes yeux se brouillaient, que j'y voyais moins bien. J'arrêtais le moteur au premier embranchement venu, et je sortis ma carte.
    « - Dis-moi, Teddy, où habites-tu exactement ? »
    Le petit me situa sa maison. J'avais de l'avance sur l'horaire, je remis en marche et je sortis de l'autoroute. Bien que j'aie foncé pour arriver chez lui, je n'étais pourtant pas le premier.
    Bon sang, six énormes bahuts m'y attendaient. Six copains avaient entendu notre conversation et m'avaient devancé, d'autres arrivaient encore. Je réveillais mon coéquipier qui n'en croyait pas ses yeux. On est tous entré, on a sorti Teddy de son petit lit, et se fut vraiment la fête. Chacun voulait le porter, l'asseoir derrière son volant, le cajoler. Le gosse rayonnait. On lui donna un tas de bricoles qu'on avait dans nos cabines, et puis il fallut bien penser à repartir.

    Je le remis dans son lit, après l'avoir embrassé une dernière fois. Je grimpais sur mon siége et je tirais le démarreur. J'ai vu plus d'un dur qui détournaient la tête. On lui promit que chaque fois que l'on passerait sur l'autoroute, on klaxonnerait d'une certaine manière afin qu'il nous entende. On se quitta enfin

    Je n'avais pas fait trois kilomètres que le mobilophone crépitait à nouveau. C'était une autre voix, une voix émue de femme et elle disait :
    « - Allô les routiers, ici la maman de Teddy, merci les gars, vous êtes, vous êtes de braves types. Bonne route et que Dieu vous protége.
    Je n'ai pas pu répondre un seul mot, j'ai coupé le radio-téléphone et alors seulement j'ai chialé, oui. Chialé comme un vrai môme. 

    Transcripteur : corbo_rouge
    Paroles en attente d'une autorisation des ayants droit.
    Nous nous engageons à en retirer l'affichage en cas de demande de leur part.

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