• Les chats

    Les chats

     

     

    Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et bien entendu, il trouva que c'était bien. Et c'était bien, d'ailleurs. Mais le chat était paresseux. Il ne voulait rien faire. Alors, plus tard, après quelques millénaires, Dieu créa l'homme.

    Uniquement dans le but de servir le chat, de lui servir d'esclave jusqu'à la fin des temps. Au chat, il avait donné l'indolence et la lucidité; à l'homme, il donna la névrose, le don du bricolage et la passion du travail. L'homme s'en donna à coeur joie.

    Au cours des siècles, il édifia toute une civilisation basée sur l'invention, la production et la consommation intensive. Civilisation qui n'avait en réalité qu'un seul but secret : offrir au chat le confort, le gîte et le couvert.

     

    C'est dire que l'homme inventa des millions d'objets inutiles, généralement absurdes, tout cela pour produire parallèlement les quelques objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat à sciure, le tapis, la moquette, le panier d'osier, et peut-être aussi la radio puisque les chats aiment la musique. Mais, de tout cela, les hommes ne savent rien. A leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils croient l'être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des chats.

     

    Jacques STERNBERG - "Contes glacés."

     source : http://poesieenhabit.centerblog.net/rub-16a-extraits-choisis-.html

     

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    La Table d’Emeraude : texte complet.

    Voici le texte complet de la Table d’Emeraude :

    Il est vrai, sans mensonge, certain, et très véritable : Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. Et comme toutes les choses ont été, et sont venues d’un, par la médiation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation. Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice. Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; et pour cela toute obscurité s’enfuira de toi. C’est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Ainsi le monde a été créé. De ceci seront et sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici. C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est accompli, et parachevé.

    Tentons maintenant d’interpréter le texte de la Table d’Emeraude.

    La Table d’Emeraude : signification, interprétation.

    Selon la légende, la Table d’Emeraude contient l’explication des secrets qu’Hermès Trismégiste détenait, et qu’il aurait cachés aux hommes.

     

    C’est un texte cosmogonique, qui a donc vocation à expliquer l’origine, la nature et la structure du cosmos.

    Voici quelques pistes d’interprétation de la Table d’Emeraude.

    “Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut…”

    Il est vrai, sans mensonge, certain, et très véritable : Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. Et comme toutes les choses ont été, et sont venues d’un, par la médiation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation.

    Le texte parle des miracles d’une seule chose, qui fait naître toutes les choses, c’est-à-dire tous les éléments. Les éléments s’adaptent et se combinent par l’intermédiaire de cette chose, qui exprime une unité fondamentale, une sorte de liant, de cohérence supérieure. C’est, pour Hermès Trismégiste, la clé de compréhension de tout.

    Cette “chose unique” rappelle deux concepts importants en alchimie :

    • Un-le-Tout : c’est l’expression du principe unitaire du monde, qui est à la fois la Source, le cosmos, la Nature vivante et changeante. Un-le-Tout est à la fois l’être et la cause de l’être : il est lui-même mais aussi le dépassement de lui-même,
    • la Quintessence : c’est la substance des substances, celle qui pénètre toute chose et assure la sympathie des éléments de l’ensemble.

    La “chose unique” est à la fois créatrice et création, active et passive : elle dépasse tous les opposés, elle réconcilie tous les contraires. De là découle la perception alchimique de la dualité, ce qui nous amène à évoquer le “haut” et le “bas”.

    Dans ce passage, la Table d’Emeraude évoque une correspondance entre le bas et le haut, qui est devenue fondamentale en alchimie. Elle peut se comprendre comme :

    • la complémentarité entre le Soleil et la Lune : il s’agit là de deux énergies contraires mais qui fondent la cohérence de l’univers. Le Soleil est mâle, ordonnateur et actif, alors que la Lune est femelle, chaotique et passive,
    • la complémentarité entre le Feu et l’Eau (issus du Soleil et de la Lune), dont les symboles triangulaires se rencontrent et se superposent dans le Sceau de Salomon,
    • l’opposition et en même temps l’équivalence entre l’élément le plus épais (la Terre) et l’élément le plus subtil (le Feu),
    • ou encore entre l’équivalence entre le macrocosme (le cosmos tout entier) et le microcosme (l’homme à l’image du Tout) : c’est l’interprétation la plus courante et la plus célèbre.

    La correspondance entre le macrocosme et le microcosme peut être schématiquement décrite comme suit :

    éléments alchimiques microcosme macrocosme

    “Le soleil en est le père, la lune est sa mère…”

    Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice. Le père de tout le telesme de tout le monde est ici.

    On retrouve dans ce passage les deux énergies fondamentales déjà évoquées plus haut (le Soleil et la Lune dans leur sens alchimique) ainsi que les 4 éléments inclus dans le Tout.

    La paternité solaire évoque l’aspect divin de la création, qui a vocation à dominer, à organiser la matière. Le côté lunaire représente quant à lui la nature déployée, épanouie mais désorganisée, inconsciente et chaotique : c’est la matrice au sens cosmique du terme, le dragon à dompter.

    Le vent évoque l’élément Air, qui porte et diffuse le principe solaire : il invite à s’élever vers la compréhension de toute chose.

     

    Enfin, la Terre est la matière, certes brute et opaque, mais qui agglomère en elle tous les éléments précédents : la Terre est leur nourrice. Il conviendra d’explorer la Terre-matière pour opérer en son coeur une séparation (c’est l’Oeuvre au noir) afin d’extraire le principe vital lui-même porteur du principe supérieur (c’est l’Oeuvre au blanc), avant de réintroduire dans la Terre les principes subtils ainsi révélés (c’est l’Oeuvre au rouge).

    Ainsi, la matière (la terre, le Corps) renaît, mais elle est désormais comprise et spiritualisée.

    D’autre part, le mot “telesme” renvoie dans la langue arabe à la divination, au secret. Ici, le mot arabe tilasm (talisman) a été retranscrit en telesmus (latin) ou telesme en français. Il faut souligner qu’à l’origine, la Table d’Emeraude était un texte de magie talismanique.

    “Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre…”

    Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures.

    Ce passage de la Table d’Emeraude est un parfait résumé du processus alchimique ou “Grand Oeuvre”.

    “Séparer la Terre du Feu” constitue le coeur de l’opération : il s’agit de reconnaître ce qui, dans la matière, relève du principe supérieur (le Soleil). C’est ce qui permettra d’accéder au plus grand des secrets de l’univers.

    Il y a ici l’idée d’un principe immanent, c’est-à-dire inclus dans la matière elle-même. Séparé, ce principe dévoile son caractère transcendant : il ouvre le chemin vers Dieu.

    Le processus alchimique comporte plusieurs étapes, que vous avons déjà évoquées plus haut. Il s’agit donc de “séparer le subtil de l’épais” :

    • la Terre (qui peut aussi être vue comme le corps, l’individu obscur) est considérée comme épaisse, vulgaire, opaque, puisque tout y est aggloméré sans distinction. La terre n’est pas mauvaise en elle-même, elle est simplement confuse.
    • l’Eau, l’Air et le Feu sont des états de plus en plus subtils de la matière, qu’il convient peu à peu de déceler. L’Eau dissout la Terre, révélant la vie, l’âme changeante. Cette âme peut ensuite s’élever vers le haut, vers le principe supérieur (le Feu), avec lequel elle est destinée à s’unir.

    Cette oeuvre de séparation doit s’effectuer “doucement, avec grande industrie”. Le risque est en effet de passer à côté de l’essentiel et d’emporter, lors du processus d’affinage, des scories, c’est-à-dire des défauts de la matière agglomérée. L’individu perdrait alors son âme en sombrant dans l’orgueil.

    Au final, l’ensemble des éléments subtils révélés devront être réintégrés à la matière : la force de l’homme éveillé ne pourra se révéler qu’à travers un retour au Corps, plein et entier. C’est la “conversion en terre”.

    Ce passage de la Table d’Emeraude traduit donc un double mouvement d’ascension et redescente.

    On l’a vu, la Terre comporte en elle-même tous les principes : elle est une base totalisante, incontournable. Mais, révélé, son principe découle d’en-haut. On a donc une correspondance parfaite entre le bas et le haut.

    “Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde…”

    Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; et pour cela toute obscurité s’enfuira de toi. C’est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Ainsi le monde a été créé. De ceci seront et sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici.

    Le processus alchimique révèle la structure cachée de la matière : c’est une prise de conscience de la nature profonde du cosmos et de son fonctionnement. De fait, l’alchimie est avant tout une aventure humaine : c’est un chemin d’élévation intime, une quête qui mène à la gnose, ou “connaissance parfaite”.

    L’homme éveillé est celui duquel “toute obscurité” s’est enfuie. Ayant renoncé à la matière vulgaire et agglomérée (les illusions, l’orgueil, l’ego déraisonnable…), il s’ouvre au côté universel et éternel de son être, ainsi qu’à la transcendance. Il atteindra ainsi la vraie “gloire”.

    L’objectif de l’alchimie est donc de tirer la force (la conscience suprême) de la force (la matière totalisante) : voilà une définition de la Quintessence.

     

    Ainsi, à travers une parfaite connaissance de lui-même, l’être universel pourra vaincre toute chose subtile (accéder au principe supérieur) et pénétrer toute chose solide (comprendre ce que recèle son Corps).

    “C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste…”

    C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est accompli, et parachevé.

    Cette conclusion de la Table d’Emeraude est la promesse d’un accomplissement total : l’objectif d’élévation est atteint par le déroulement et la finalisation du processus alchimique.

    Les “trois parties de la philosophie” qui sont évoquées renvoient directement au nom “Trismégiste”, qui signifie “trois fois grand”, ou “trois fois puissant”. Ces trois parties peuvent renvoyer :

    • aux trois principes fondamentaux de l’alchimie : le Soufre (le Feu divin), le Mercure (l’Eau, la vie) et le Sel (la matière figée),
    • à l’oeuvre de la nature à travers ses trois règnes : le minéral (le Corps, la Terre), le végétal (l’inconscient, l’Eau) et l’animal (l’âme consciente).

    source : https://www.jepense.org/table-demeraude-texte-signification/


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  • Mon top 5 des légendes écossaises.

    Bonjour tout le monde !

    Aujourd’hui je vous retrouve pour un petit Top (et oui, encore, décidément, ce format apparaît pour la troisième fois). Dans mon précédent article, je vous parlais d’Outlander. Lire ce bouquin et en écrire la chronique m’a donné envie de découvrir avec vous plusieurs légendes venues d’Écosse. Vous avez probablement lu / vu les tops sur les mythes ainsi que celui sur les légendes bretonnes et vous n’êtes donc pas sans savoir l’amour que je porte au sujet… Commençons dès à présent ce petit top ! 

    1 – L’Histoire du chardon écossais.

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    Le chardon est l’emblème de l’Écosse depuis très longtemps. Mais savez-vous pourquoi ? Au Moyen-Âge, alors que les terres écossaises étaient déjà très convoitées, les Danois voulaient absolument conquérir les Highlands. Les guerriers écossais, courageux, robustes et sur le qui-vive montaient la garde de jour comme de nuit pour empêcher ou repousser les assauts ennemis, bien déterminés à protéger leurs terres sacrées. Les Danois, ne manquant pas de jugeote, décidèrent de tenter une ruse pour échapper à la vigilance des écossais. Ils iraient discrètement de nuit, lorsque les guerriers seraient assoupis. Pour cela, ils enlevèrent tous leurs chaussures afin d’être les plus silencieux possible. Mais à mesure qu’ils avançaient dans le noir, des cris de douleur se firent entendre, de plus en plus forts. Les Danois avaient pénétré, pieds nus, dans un champs de chardon, et avaient bien vite décidé de faire demi-tour ! Depuis cette fameuse nuit, les écossais ont déclaré leur amour aux chardons, en en faisant leur emblème, mais aussi leur grande fierté.

    2- Le château de Glamis

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    Vous avez certainement déjà entendu dire que l’Écosse était le pays où l’on comptait le plus de lieux hantés, et plus particulièrement, de châteaux hantés. Il en existe énormément, et je ne peux malheureusement pas tous les recenser dans ce top, bien que j’aime particulièrement aborder ce sujet-là. Je vous présente donc celui que l’on surnomme le Château le plus hanté d’Écosse (et pour certains le plus hanté du monde entier)… On dénombre surtout 7 fantômes, les plus récurrents. Cependant, il y en aurait beaucoup plus ! Parmi eux, le second comte de Glamis, considéré comme le coupable des malheurs de la famille et ayant vendu son âme au diable en jouant aux cartes en compagnie de ce dernier lors d’une nuit de Sabbat (selon la légende, jouer aux cartes une nuit de Sabbat porterait malheur et serait un affront aux esprits). On peut également rencontrer le fantôme de « l’enfant difforme » : « Le troisième Comte de Strathmore eu un enfant difforme. Considérant que cet enfant est une tare et une honte, on enferma l’ enfant dans une des pièces secrètes à l’ abris des regards indiscrets pouvant éclabousser le prestige de la famille. » Mais on en dénombre encore bien d’autres, tels que le « domestique noir », le « vampire de Glamis », « Jack The Runner », « L’homme à la barbe grise » ou encore plusieurs dames blanches. Tous ont été aperçus ou entendus par les touristes visitant le château ou encore, il y a longtemps, par des habitants. Je vous invite à consulter ce site pour en savoir plus sur les fantômes relatés ci-dessus.

    3 – Les Kelpies

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    Sculptures représentant les Kelpies, au Parc Helix, en Écosse.

    En Bretagne, nous avons les Korrigans. Eh bien en Écosse, ils ont les Kelpies (qui peuvent s’apparenter aux Selkies, elles, sont plutôt comme des sirènes). Ces créatures sont des métamorphes, c’est à dire qu’elles peuvent changer de forme à volonté. La plupart du temps, néanmoins, le Kelpie est représenté sous la forme d’un cheval puissant, très fort et également très beau (mais aussi parfois en cheval à queue de poisson). L’on dit qu’ils peuvent prendre la forme d’humains particulièrement charmants et attirants. Cela dit, bien loin des apparences, le Kelpie est une créature dangereuse et malveillante. Ils sont les gardiens des lacs écossais (ou Loch, si vous préférez) mais leur passe-temps favori est de piéger les humains qui s’en approcheraient un peu trop. En les séduisant et en les invitant à monter sur leurs dos, les Kelpies emmènent alors leurs victimes au fin fond des eaux, les condamnant alors à la noyade (selon d’autres légendes, ils dévoreraient aussi leurs proies). Ils auraient été aperçus, nageant dans les eaux écossaises et dépassant de celles-ci, avec leur peau luisante. Cela n’est pas sans rappeler le fameux monstre du Loch Ness, ou Nessie pour les intimes.

    4 – La Chaussée de Géants : passage entre l’Irlande et l’Écosse

    Résultat de recherche d'images pour "La chaussée des géants"

    Parfois, il nous arrive de nous questionner sur les miracles de Dame Nature. La Chaussée des Géants (bon, je triche un peu étant donné qu’elle se trouve en Irlande) attire beaucoup de monde et reste très mystérieuse. Cette formation géologique serait due au refroidissement d’une éruption volcanique ayant eu lieu il y a 60 millions d’années. La légende voudrait qu’un géant du nom de Finn McCool, en Irlande, et un autre du nom de Benandonner en Écosse, se criaient des insultes afin de se provoquer l’un et l’autre depuis leurs terres respectives, de l’autre côté de la mer. Un jour, Finn décida de traverser, en utilisant des colonnes de pierre afin de construire un passage jusqu’en Écosse, pour combattre son lointain rival. Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il découvrit que Benandonner, le géant écossais, était bien plus robuste et puissant que lui. Il fit donc demi-tour, apeuré, mais l’écossais l’aperçut et le suivit jusqu’en Irlande, en empruntant son passage. Finn raconta son déboire à sa femme, qui eut l’idée de déguiser son géant en nouveau-né. Benandonner se rendit donc chez son rival Finn et tomba sur sa femme, qui lui indiqua que son époux était parti chasser, la laissant seule avec son enfant. L’écossais, découvrant alors un énorme bébé, se dit qu’une fois adulte, ce rejeton allait certainement devenir encore plus fort que lui ! Afin d’éviter les problèmes, il rentra chez lui en Écosse, en détruisant le passage, au cas où un jour, en grandissant, ce géant bébé ne veuille venger Finn. Voilà pourquoi aujourd’hui, le passage ne relierait plus les deux pays et qu’il n’en resterait qu’une partie.

    5 – La Bean-Nighe ou Dame Blanche écossaise

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    On pourrait comparer la Bean-Nighe aux lavandières bretonnes (Kannerezed Noz) ou encore à la Banshee irlandaise. En effet, cette femme aurait été aperçue au bord des lacs, points d’eau ou lavoirs en train de nettoyer son linge tard dans la nuit. Contrairement aux autres lavandières nocturnes dépeintes dans d’autres contes à travers les cultures, cette dernière serait totalement inoffensive (à condition, toutefois de ne pas trop s’en approcher, au risque de repartir sans bras ou sans jambe… Inoffensive, disiez-vous?). Pour autant, croiser son chemin ne serait pas de bon augure puisqu’elle serait annonciatrice d’un funeste destin pour quiconque la verrait. On dit aussi que les Bean-Nighe seraient des fantômes, condamnées à expier leurs péchés en nettoyant leur propre linceul pour l’éternité. Il y a cependant encore beaucoup de mystères autour de ces femmes qu’on ne sait pas réellement qualifier: esprits, démons, ou créatures ?

    J’espère que ce Top vous aura plu (je n’ai pas abordé la légende du Loch Ness, je pense que tout le monde la connait déjà plus ou moins). N’étant pas une experte en légendes écossaises, il m’a été assez compliqué de trouver des informations parfois, bien que le temps passé à me documenter ait été assez conséquent. Il n’est pas non plus exhaustif, puisque nombreuses sont les légendes qui existent (je pense notamment aux menhirs et aux cercles de pierres que je n’ai pas abordé). N’hésitez pas à me parler des légendes que vous connaissez ou apporter vos précisions (voire corrections, après tout, je ne suis pas parfaite eheh) à celles qui ont été abordées dans mon article !

     

    source : https://lecoindelfenn.wordpress.com/2018/12/20/mon-top-5-des-legendes-ecossaises/


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  • La légende écossaise du rayon vert

    A la recherche du rayon vert

    Publié le 7 octobre 2015 par TSF36

    Le rayon vert est un phénomène optique rare qui, dans des circonstances exceptionnelles,  se produit au lever ou au coucher du soleil quand l’astre est encore sous l’horizon.  C’est un point vert émeraude qui ne dure que quelques secondes. Rares sont ceux qui l’ont vu, car il faut un ciel d’une pureté absolue. Pourtant le phénomène existe.

    En 1882, Jules Verne écrivit un très beau roman à ce sujet. Selon une légende écossaise, le rayon vert permettrait à ceux qui l’ont observé de voir clair dans leur cœur et dans le cœur des autres. L’héroïne du roman après une longue quête, ne verra jamais le rayon vert. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du roman ! Lisez le.

    En 1986, Eric Rohmer tourna un très beau film en partie inspiré du roman de Jules Verne, mais cette fois, l’héroïne (et par la même occasion le spectateur du film) voit réellement le rayon vert dans la dernière scène du film en regardant le soleil couchant dans la baie de Saint Jean de Luz. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du film ! Regardez le.

    .......

    .......

    Pour en revenir à la raison de ma présence à Saint Jean de Luz,  j’ai eu l’agréable surprise de retrouver, dans la galerie piétonne qui fait face au couchant, la boutique de souvenirs, articles de plage qu’on voit dans le film de Rohmer, une minuscule boutique précisément nommée « Rayon vert ». Certes, depuis 1986, l’enseigne a dû être repeinte mais aucun doute, c’était bien la même boutique que le cinéaste malicieux avait filmée. Je suis entré, sous prétexte d’acheter un souvenir à deux roupies basques, dans l’espoir de recueillir quelques indices. Malheureusement la vendeuse espagnole n’était pas très loquace, ni même francophone, et encore moins cinéphile et tout ce que je pus en tirer, c’était la confirmation qu’il s’agissait bien de la boutique du film. Cela ne m’avançait pas beaucoup, d’autant plus que je le savais déjà. Il me faudrait attendre le coucher du soleil pour être définitivement éclairé. Par bonheur, en septembre le soleil se couche tôt et le spectacle de son coucher sur l’océan attire toujours les photographes amateurs qui pensent faire la photo du siècle.

    La journée avait été chaude et estivale, sans un nuage ; mais hélas quelques écharpes brumeuses s’étaient maintenant formées à l’horizon et Phébus n’offrit qu’un spectacle moyen, pour ne pas dire décevant, en disparaissant dans l’Atlantique … Contrairement à l’héroïne de Rohmer, je ne verrais  jamais le fabuleux rayon vert. Peut-être n’en étais-je pas digne ?


    Alors, le lendemain, je suis revenu à l’Eglise Saint Jean Baptiste et, moyennant deux roupies basques,  j’ai allumé une veilleuse … verte.

    Elle continue à brûler, virtuellement sur nos écrans !

    source : http://tsf36.over-blog.com/2015/10/a-la-recherche-du-rayon-vert.html


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  •  Trouvé sur lespasseurs.com

    La légende des sables
    Un cours d’eau, parti de sa savane,

    tout là-haut dans les montagnes, atteignit enfin les sables du désert.

    Il essaya de traverser cette barrière comme il aurait traversé les autres,
    mais il s’aperçut qu’en courant dans le sable, ses eaux disparaissaient.
    Il était convaincu que sa destinée était de traverser le désert,
    et pourtant ce n’était pas possible.

    Alors, une voix, venue du désert, murmura :
    « Le vent traverse le désert, le cours d’eau peut en faire de même. »
    Le cours d’eau objecta qu’en se jetant dans le sable,
    il se faisait absorber, tandis que le vent pouvait voler,
    c’est pour cela qu’il pouvait traverser le désert.
    « En te précipitant de ta manière habituelle, tu ne pourras pas traverser.
    Tu dois laisser le vent t’emporter jusqu’à ta destination. »
    « Comment cela pourrait-il se faire ? »
    « En te laissant absorber par le vent. »

    Cette idée était impossible à accepter pour le cours d’eau.
    Après tout, jamais il ne s’était laissé absorber auparavant.
    Il ne voulait pas perdre son individualité.

    Car, quand il l’aurait perdue, comment savoir s’il la retrouverait jamais ?
    « C’est la fonction du vent, dit le sable ;
    il prend l’eau, l’emporte au dessus du désert, puis la laisse retomber.
    L’eau tombe en pluie et redevient rivière. »
    « Comment puis-je savoir si c’est vrai ? »
    « C’est ainsi, et si tu ne le crois pas,
    tu ne pourras rien devenir d’autre que marécage et là non plus
    tu ne seras pas un cours d’eau. »
    « Mais ne puis-je donc rester le cours d’eau que je suis aujourd’hui ? »
    « Dans un cas comme dans l’autre, tu ne peux demeurer le même, murmure la voix.
    Même aujourd’hui, tu as le nom que tu portes
    parce que tu ne sais pas ce qui en toi est la partie essentielle.. »

    Le cours d’eau réfléchit, puis laisse ses vapeurs s’élever
    dans les bras accueillants du vent qui, sans effort, l’emporte doucement au loin.

    Le cours d’eau était en train d’apprendre….

    Et c’est pourquoi il est dit que le cours de la vie,
    dans son cheminement, est inscrit dans les sables.

     


     

     

     

    Source: V.Barre...www.lespasseurs.com

     


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