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    Le miroir déformant

    par Anton Techekhov (1860-1904)

    Conte Russe

     

    ligne separatrice conte russe le miroir deformant

    de l'autre cote du miroir

    Nous entrâmes dans le salon, ma femme et moi. Il y régnait une odeur de mousse et d’humidité. Dès que nous fîmes de la lumière sur les murs qui n’en avaient pas vu depuis un siècle, des millions de souris et de rats se sauvèrent de tous côtés. La porte refermée derrière nous, nous sentîmes un souffle de vent agiter les papiers entassés dans les coins. La lumière nous permit de discerner des caractères anciens et des dessins datant du Moyen Age.

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    allegorie a la vanite peinture 1633 jan miense molenaer

    Les portraits de mes ancêtres tapissaient les murs verdis par le temps. Ils nous regardaient d’un air sévère et dédaigneux comme s’ils avaient voulu dire : «Tu mérites une correction, mon petit ! ».

    Nos pas résonnaient dans toute la maison. Le même écho qui répondait jadis à mes aïeux renvoyait le bruit de ma toux.

    Le vent gémissait et hurlait. Un bruit de sanglots sortait de la cheminée, et l’on y discernait une sorte de désespoir. De grosses gouttes de pluie frappaient les vitres opaques et sombres et leur son éveillait la tristesse.

    « O ancêtres ! dis-je avec un soupir entendu. Si j’étais écrivain, j’écrirais un long roman rien qu’en regardant vos portraits. Chacun de ces vieillards a été jeune, tous ces hommes et ces femmes ont vécu leur roman d’amour… et quel roman ! Regarde par exemple cette vieille, ma bisaïeule. Cette femme laide et disgracieuse a son histoire, une histoire fort intéressante. Vois-tu ce miroir accroché dans le coin ? demandai-je à ma femme en lui montrant un grand miroir encadré de bronze noirci, près du portrait de ma bisaïeule.

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    mirror mirror

    « Ce miroir a des propriétés magiques : il a causé la perte de mon arrière-grand-mère. Elle l’avait payé très cher et elle ne s’en sépara pas jusqu’à sa mort. Elle s’y regardait nuit et jour, sans arrêt, même pendant les repas, et l’emportait le soir dans son lit. En mourant elle avait demandé qu’on le mette dans son cercueil. Et si sa prière n’a pas été exaucée, c’est que le miroir était trop grand et n’entrait pas dans la bière.

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  • Publié le 1 Janvier 2015

    Un roi africain avait un ami d'enfance qui était très proche de lui. Cet ami avait une habitude curieuse, quel que soit l'événement qui lui arrivait dans la vie, positif ou négatif, il disait toujours:

    - Tout est grâce ! 

    Un jour, le roi et son ami partirent à la chasse. Son ami prépara les fusils pour le roi. Mais il fit sans doute une bêtise, car un des fusils explosa dans les mains du roi et le priva de son pouce. Au moment où cet accident arriva, l'ami dit, comme d'habitude :

    - " Tout est grâce " !

    A cela le roi, qui était vraiment en colère, lui répondit

    - " Non, il n'y a aucune grâce en cela ", et en donna la preuve à son ami en le jetant en prison.

    Un an plus tard, comme  le roi allait chasser hors de son royaume, des cannibales le capturèrent et le firent prisonnier dans leur village. Ils l'attachèrent à un tronc d'arbre, mirent du bois autour de lui, et s'apprêtaient à le faire griller vif pour le manger... Mais, au moment où ils allaient mettre le feu, ils s'aperçurent qu'il lui manquait un pouce. Une de leurs croyances disait qu'en le mangeant, il leur arriverait la même chose, aussi ils détachèrent le roi et le laissèrent s'en aller.

    Sur le chemin du retour, exténué, choqué, le roi se souvint des circonstances dans lesquelles il avait perdu son pouce. A peine arrivé, il se fit conduire à la prison pour parler à son ami.

    - " Tu avais raison, mon ami, dit-il, c'était une grâce que je perde mon pouce."

    Et il lui conta sa mésaventure. 

    -  " Je te supplie de me pardonner de t'avoir laissé croupir en prison pendant si longtemps. C'était mal de ma part de t'avoir fait cela.

    " Son ami lui répondit gentiment  :

    - " Mais non, au contraire tout est grâce ! "

    - " Qu'est-ce que tu veux dire ? Comment le fait de te jeter en prison, toi, mon ami, pourrait-il être une grâce " ? 

    - " En fait, si je n'avais pas été en prison j'aurais été avec toi et les cannibales m'auraient mangé."

    Ce qui nous arrive dans la vie ne semble pas toujours avoir de sens. Mais parfois, ce que nous jugeons sur le moment négatif peut s'avérer être plus tard une bénédiction. .....un mal pour un bien !

     

    source : http://henrylucienmerle.over-blog.com/tag/textes%20et%20nouvelles%20d%27aujourd%27hui/


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  • Trouvé sur

     

    Félicia, la fée sans pouvoir

    Par un bel après midi d’été un petit lutin malin se baladait tout près d’une forêt enchantée. Il souriait à la vie en écoutant les oiseaux chantés, lorsqu’il entendit un gémissement.C’était Félicia, une petite fée, qui pleurait à chaudes larmes. Il s’approcha :
    - « Mais pourquoi pleures-tu petite fée ? », demanda-t-il.- « Je suis désespérée, j’ai perdue tous mes pouvoirs magiques », dit la Félicia en sanglotant.- « Comment est-ce arrivé ? »- « Je n’en sais rien, en fait, ce matin un Troll m’a demandé d’exhausser l’un de ses vœux et je n’ai pas pu le réaliser ».- « Et quel était ce vœu ? », dit le lutin.- Il voulait devenir le Troll le plus puissant et le plus riche de la montagne noire, et au moment d’exhausser son vœu rien ne s’est passé », dit la petite se mettant à pleurer de plus belle.- « Ne t’inquiète pas petite Fée. Tu as de la chance, nous sommes à l’orée de la Forêt enchantée. On dit qu’une balade dans ces bois éclaire les esprits. Nous allons y entrer et essayer de trouver pourquoi tu as perdu tes pouvoirs. »


    Félicia et le lutin malin entrèrent dans la forêt. Après quelques minutes de marches, ils furent interpellés par des craquements et une voix très grave.
    - « Bonjour les amis », dit un grand chêne.- « Bonjour Monsieur le chêne », répondirent-ils.- « Que faites vous ici ? »- « Je suis à la recherche de mes pouvoirs », dit timidement Félicia.- « Pour trouver tes pouvoirs tu dois savoir d’où tu viens? » dit le grand chêne avant de redevenir un simple bout de bois.
    Les deux amis restèrent un moment sans parler et puis le lutin malin demanda :
    - « Eh bien Félicia ! Répond à la question. D’où viens-tu ? »Félicia commença doucement :- « Je viens des plaines dorées situées de l’autre côté de la montagne noire. Là d’où je viens les gens s’entraident, nous partageons nos biens, nous vivons en communauté. Mes parents sont des êtres formidables qui m’ont donné tout l’amour dont j’avais besoin. »
    Ils marchaient en direction d’un lac où ils s’arrêtèrent pour continuer la conversation.
    - « Tu as énormément de chance, Félicia d’avoir eu une vie si remplie d’amour », dit le lutin.- « Oui tu as bien raison », dit une voix venue du fond du lac.- « Mais qui est-ce? », s’étonna Félicia.- « C’est moi la dame du Lac. »


    Les deux amis se penchèrent au dessus de l’eau et virent un visage qui leur souriait.
    - « Bonjour les amis, que faites-vous ici ? »- « Je suis à la recherche de mes pouvoirs », répéta Félicia.- « Pour trouver tes pouvoirs tu dois savoir qui tu es? » dit la voix du lac.
    Félicia qui regardait toujours le fond du lac vit peu à peu le visage de la dame disparaître pour laisser place à sa propre image. Le lutin malin qui prenait plaisir à connaître sa jeune amie, lui demanda :- « C’est vrai qui es-tu ? »- « Je suis une fée qui en temps normal a des pouvoirs magiques. »- « Oui mais encore, Félicia, qu’est ce qui te caractérise, quelles sont tes qualités et tes défauts », demanda le lutin.- « Je suis prévenante, j’aime bien rendre service, aider les gens les rendre heureux. Je manque parfois de confiance en moi »


    Ils arrivaient à la sortie du bois, Félicia découragée dit :« Nous voilà à la sortie du bois et je n’ai toujours pas retrouvés mes pouvoirs.


    A ce moment le vent souffla :- « Que cherches-tu ? Pour trouver la réponse écoute ton cœur. »
    Le lutin malin, lui dit :- « Répond à la question que te souffle le vent. »- « Je chercher à retrouver mes pouvoirs. »- « Mais pourquoi les cherches-tu ? », insista le lutin malin.- « Pour pouvoir aider les gens … »- « Eh bien voilà, jolie Félicia, je crois moi que tu n’as pas perdu tes pouvoirs qu’ils ont toujours été en toi ! »- « Ah bon mais comment se fait-il, que je n’ai pas pu aider le troll alors ? »- « N’as-tu pas compris chère fée, Ton don dois servir à aider les autres à leur apporter bonheur et amour. Le Troll n’avait tout simplement pas besoin de toute cette puissance et de tout cet argent. »- « Je te remercie, mon cher lutin malin, sans toi, je n’aurais pas compris. Tu sais petit lutin, toi aussi tu as un don, tu m’as aidé à retrouver mes pouvoirs magiques.


    Les nouveaux amis sortirent de la forêt main dans la main, ils savaient maintenant que l’essentiel était de croire en soi pour que tout deviennent possible.

     

     

    source : http://mamietitine.centerblog.net/rub-contes-fables-et-legendes-.html

     


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