• Un partage de Corinne

    La corde invisible

     

    Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché pour vendre sa récolte.
    La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l’atteindre. Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non loin de la maison d’un vieil ermite.


    Au moment d’attacher son dernier âne,il s’aperçoit qu’il lui manque une corde.
    Si je n’attache pas mon âne se dit-il demain, il se sera sauvé dans la montagne ! Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les 2 autres et prend la direction de la maison du vieil ermite.  Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas une corde à lui donner.

    Le vieillard avait depuis longtemps fait vœux de pauvreté et n’avait pas la moindre corde, cependant,il s’adressa au paysan et lui dit: “Retourne à ton campement et comme chaque jour,fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n’oublie pas de feindre de l’attacher à un arbre.”

    Perdu pour perdu,le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme. Le lendemain dès qu’il fût réveillé,le premier regard du paysan fût pour son âne.

    Il était toujours là !

    Après avoir chargé les 3 baudets,il décide de se mettre en route,mais là, il eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fît.

    L’âne refusait de bouger.

    Désespéré,il retourne voir l’Hermite et lui raconte sa mésaventure.


    “As-tu pensé à enlever la corde ?” lui demanda-t-il.

    “Mais il n’y a pas de corde !” répondit le paysan.

    “Pour toi, oui, mais pour l’âne…”

    “Le paysan retourne au campement et d’un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde.
    L’âne le suit sans aucune résistance.


    Ne nous moquons pas de cet âne.

    Ne sommes-nous pas, nous aussi,esclaves de nos habitudes, pire,esclaves de nos

    habitudes mentales ?

    Demandez-vous, quelle corde invisible vous empêche de progresser …

     

    Sources : http://r-eveillez-vous.fr/la-corde-invisible/

    Pour info : hermite peut s’écrire également ermite sans que pour cela vous fassiez une faute…

      


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  • Contes et légendes d'Albanie

    Trouvé sur http://www.lessignets.com/signetsdiane/signet/contes.htm

    "Oyez, Oyez bonnes gens, venez tous écouter l'étrange et extraordinaire histoire du pêcheur de feuilles..."
     
    Le métier de pêcheur n'est pas toujours facile et, sans un peu de chance, il arrive que ces travailleurs de la mer ne soient guère payés de leur peine. Ainsi, un brave père de famille de la côte Adriatique, proche de la pointe de Samana, avait-il bien du mal à nourrir ses cinq enfants. Jamais la pêche n'était vraiment abondante, et il arriva même un moment où il resta dix jours sans prendre le moindre poisson.
    "Tout cela est très injuste, disaient les gens de son village, car il est le plus travailleur et il connaît son métier mieux que personne."


    On le plaignait beaucoup, mais, comme tout le monde était pauvre, personne ne se trouvait en mesure de lui venir en aide. Ses enfants avaient faim, et sa femme qui n'était pas très solide ne pouvait que laver un peu de linge pour gagner de quoi acheter du pain.


    Le brave homme eût bien fait un autre métier, mais il ne trouvait pas d'embauche. Et puis, parce qu'il aimait la mer, il espérait toujours qu'elle finirait par se montrer généreuse avec lui.

    Un jour que le Roi passait par là, il entendit les enfants qui criaient famine. Il se renseigna, on lui dit combien ce pêcheur fort méritant jouait de malchance, et ce roi riche et bon décida de l'aider.
    "Je veux faire quelque chose pour toi, lui dit-il, mais je tiens absolument à ce que tu restes pêcheur. Tu vas continuer ton métier et, chaque fois que tu apporteras quelque chose dans ton filet, tu viendras l'apporter sur le plateau de ma balance. Dans l'autre plateau, je mettrai le même poids en sequins d'or, et cet or sera pour toi."


    De nouveau plein de courage et d'espérance, le pêcheur reprit la mer. Trois jours passèrent, trois jours et trois nuits sans une minute de repos. Trois jours et trois nuits à ramer, à lancer son filet, à le ramener sans qu'il vît l'ombre d'un poisson.
    "Je suis maudit ! se lamentait-il. Nous mourrons tous de faim."

    Le pêcheur épuisé rentra au port, mais avant d'amarrer sa barque, il lança son filet une dernière fois. Lorsqu'il le retira, il n'y trouva qu'une feuille de chêne déjà bien abîmée par l'eau salée. Il allait la jeter lorsqu'un camarade lui dit :
    "Que risques-tu à la porter au Roi ? il n'a pas parlé de poisson, il t'a dit de lui porter tout ce que te ramènera ton filet.
    - Il va croire que je me moque de lui, et peut-être même me fera-t-il jeter en prison ?
    - Non, il ne le fera pas. C'est un bon roi. Et je suis tout disposé à témoigner que tu as bien pêché cette feuille."

    Le pêcheur était tellement désespéré qu'il mit la feuille dans sa poche et prit le chemin du palais royal.
    Lorsque le roi le vit arriver avec sa prise, il se mit à rire.


    "Mon pauvre ami, fit-il, cette feuille est si légère qu'elle ne fera même pas bouger d'un cheveu le fléau de ma balance. Mais enfin, puisque tu es venu jusque-là, tentons tout de même l'expérience."
    Le pêcheur posa sa feuille sur le plateau qui tomba comme si on l'eût chargé de plomb. Et le trésorier du roi commença de poser des sequins sur l'autre plateau. A haute voix, un secrétaire comptait.
    "Un sequin, deux sequins, trois sequins..."


    La balance ne bougeait toujours pas. Et il fallut soixante sequins pour faire monter enfin le plateau où se trouvait la feuille.


    Le pêcheur s'en alla avec les pièces et le roi, qui n'en revenait pas, garda la feuille. Tous les savants du royaume furent invités au palais où ils demeurèrent longtemps à examiner cette feuille de chêne si étrange. Ils se livrèrent à toutes les analyses que la science pouvait permettre et, en fin de compte, ils furent bien obligés de reconnaître que cette feuille n'avait d'autre particularité que son poids.


    Bien entendu, le pêcheur que l'on soupçonnait de magie fut interrogé, mais les enquêteurs, qui étaient des juges honnêtes, déclarèrent qu'il était beaucoup trop naïf pour être magicien.
    Lui-même ne savait rien. Il ne pouvait rien savoir, car il n'avait pas assez de mémoire pour se souvenir des moindres détails de sa vie d'enfant.


    C'était pourtant dans sa plus tendre enfance que dormait le secret de cette feuille. Car le pêcheur n'avait guère que trois ou quatre ans lorsqu'un laboureur, voisin de son père, avait déraciné et jeté sur le chemin un jeune chêne né en bordure de son champ. L'enfant l'avait ramassé ce tout petit arbre et l'avait planté en un endroit où personne ne cultivait le sol. Reconnaissant, le chêne, qui avait grandi en toute liberté, avait saisi cette occasion de remercier celui à qui il devait la vie.


    Et sans doute parce qu'il détenait le pouvoir de conjurer le mauvais sort, il s'arrangea pour que le pêcheur ne retire plus jamais de l'eau un filet vide.
     

     

    source : http://www.lessignets.com/signetsdiane/signet/contes.htm


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    Trouvé sur

    Légende portugaise 

    Trouvé sur portugalmania.com

     

    http://www.portugalmania.com/legendes-histoires/legende-coq.htm

     


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  • Il était une fois, un prince maure qui régnait sur le royaume de Silves, à l'époque où tout le sud de la péninsule ibérique était sous occupation arabo-musulmane. On le disait bon, savant, raffiné et aimé de ses sujets.

    Un jour, un drakkar viking vint aborder les côtes de ce pays que l'on nomme aujourd'hui l'Algarve. Ces gens venus du nord espéraient obtenir les faveurs du prince et lui amenaient un grand nombre de présents. 

    Parmi les cadeaux se trouvaient des esclaves et parmi eux il y avait une jeune femme blonde dont la beauté toucha aussitôt le cœur du souverain.

    Il s'agissait de Gilda, la fille d'un roi dont les terres avaient été pillées et brûlées...

    Ses yeux et ses gestes ne reflétaient pourtant ni colère ni amertume. La princesse était douce et gracieuse. Les jours passant le prince en tomba éperdument amoureux, si amoureux qu'il finit par l'épouser. 

    On dit que les fêtes données à cette occasion durèrent un mois. Elles firent grande impression et on en parla bien au-delà des frontières. 

    Le prince et Gilda vécurent heureux pendant toute une année puis le délicat sourire de la jeune femme s'effaça peu à peu et son regard se fit de plus en plus triste.

    La princesse murmurait toujours le même mot dans son sommeil et le prince s'en inquiéta.

    Il fit venir devant lui, un de ses serviteurs originaire du nord et lui demanda la signification des paroles que prononçait la belle Gilda toutes les nuit lorsqu'elle était endormie.

    - " Ce mot, mon seigneur, signifie : neige ! " répondit-il.

    La princesse avait donc la nostalgie de son pays enneigé et elle se mourait de mélancolie.

    Le prince était malheureux et avait besoin de réfléchir, il prit son plus beau pur sang et alla galoper sur les collines des alentours.

    Il chevaucha son étalon pendant des heures, s'enivrant d'air pur et de senteurs. On était à la fin du mois de janvier et le printemps commençait à se montrer. 

    Lorsque le prince, épuisé, sortit de ses pensées, il ouvrit les yeux et découvrit devant lui des champs d'amandiers à perte de vue. Les pétales de leurs petites fleurs volaient au vent puis se déposaient sur le sol pour former un immense tapis blanc et épais.

    Le prince sourit et pensa que Dieu était grand. Il venait de lui apporter la solution pour redonner le sourire à son épouse.

    Aussitôt rentré au château il convoqua ses agronomes. Il fit déraciner et replanter les amandiers dans la cour et les alentours de son palais.

    Le lendemain dans l'après-midi, lorsque les travaux furent finis, il mena la princesse jusqu'à la plus haute tour de l'Alhambra. 

    Quelle ne fut pas sa surprise quand elle découvrit le sol d'une blancheur infinie.

    - De la neige ! s'écria-t-elle.

    La princesse mélancolique retrouva toute sa joie de vivre et offrit à son époux de merveilleux enfants blonds qui chaque année à la fin du mois de janvier, découvraient des champs couverts de neige dans un pays où il fait pourtant toujours doux.

    On dit que c'est en l'honneur de cette belle et grande histoire d'amour que l'Algarve est aujourd'hui la terre des amandiers.

     Source: http://isdaelceret.eklablog.com/legende-des-amandiers-a114834940

    La légende des amandiers en fleur

    Il était une fois, alors que l’Algarve était sous l’occupation des maures, un roi arabe, qui s’éprit d’une princesse qui venait du Nord. Elle était jeune et belle. Ses cheveux étaient couleur d’or et avaient les yeux bleus. Ils se marièrent et il y eu beaucoup de jours de fête dans tout le pays.

    Mais avec le temps la princesse paraissait très malheureuse et son époux ne savait plus quoi faire pour la rendre joyeuse. Un jour, elle lui dit qu’elle avait la nostalgie des champs couverts de neige de sa terre natale.

    Le roi eut une idée car il avait très peu peur de perdre sa jeune épouse. Il ordonna de planter des amandiers dans tout l’Algarve. Et quand vint le printemps avec tous les arbres en fleurs, il appela la princesse pour lui montrer, du haut des remparts du château, la campagne toute blanche. Elle pensa qu’elle voyait de la neige. Elle en fut si heureuse que sa tristesse disparut pour toujours.

    Et c’est ainsi qu’à chaque printemps quand le pays se trouvait recouvert de toutes les fleurs d’amandier, la princesse se sentait heureuse, se souvenant de sa patrie lointaine.


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