• Mardouk / Jupiter

    Mardouk

    En Mésopotamie, Jupiter était la planète de Mardouk, divinité tutélaire de Babylone. Il semble que celui-ci ait d’abord été un dieu agricole associé au pouvoir fertilisant de l’eau. On retrouvera plus tard cette idée chez les Romains qui honoraient le dieu Jupiter sous le nom de Jupiter Pluvius, dont les bienfaits étaient évidemment très importants pour un peuple d’agriculteurs.  

    Le mythe mésopotamien de la création du monde, qui date sans doute du IIe millénaire avant Jésus-Christ, donne une image précise de Mardouk et de son statut. Les quatre premières générations de dieux naquirent du couple primitif, le dieu Apsou et la déesse Tiamat ; cependant, cette progéniture se révéla tellement bruyante et exaspérante qu’Apsou voulut la tuer pour retourner à son sommeil. Ea, qui faisait partie de la nichée, eut connaissance de cette tentative et tua Apsou. Du coup, Tiamat voulant se venger, leva une armée de monstres hideux. Les dieux étaient en passe d’être battus, mais Mardouk, fils d’Ea, appelé à la rescousse par son père, accepta de combattre ces terribles adversaires. Il y mit toutefois une condition, les dieux devaient reconnaître son autorité suprême : « Ce sont mes paroles et non les vôtres qui fixeront le destin. Ce que je créerai ne devra jamais être altéré. Les décrets qui sortent de ma bouche ne seront jamais abrogés, jamais modifiés ! ». Les dieux, avant d’accepter, demandèrent à Mardouk de leur donner une preuve de sa puissance. Ils désignèrent une constellation et demandèrent à Mardouk de la détruire, puis de la recréer : « Il prononça quelques mots, et la constellation disparut. Il parla encore, et la constellation réapparut ». Convaincus, les dieux se réjouirent et le désignèrent comme roi. Depuis ce jour, Mardouk est aussi appelé le « Berger des étoiles ». Il captura les monstres de Tiamat, puis assassina la déesse mère elle-même. Il coupa son cadavre en deux moitiés, « comme on le fait d’un poisson qu’on veut faire sécher » ; il en fit le ciel et la Terre, et avec son crachat il créa les nuages, le vent et la pluie.  

     

    Tiamat sous la forme d’un serpent gigantesque

    Une des premières décisions de Mardouk, devenu l’architecte de l’Univers, fut d’attribuer trois régions aux dieux An, Enlil, et à Ea, son père, qui constituent la Grande Trinité. Les planisphères et les textes sacrés qui nous sont parvenus montrent que les Babyloniens divisaient les cieux en trois routes : celle d’An correspondait à la ceinture équatoriale, celle d’Ea à la route extérieure passant au sud de l’équateur, et celle d’Enlil à la route intérieur des étoiles circumpolaires boréales. Placées le long de chaque route, douze étoiles représentaient les mois de l’année, et chaque mois correspondait au lever héliaque d’une étoile. A Sumer, Enlil était à l’origine une divinité du Ciel, mais il faut ensuite souventconfondu avec Mardouk lui-même. Ensemble, ces trois dieux forment un modèle cosmologique complet.

     

    Zeus grec/Jupiter romain

    Comme nous appelons toutes les planètes du système solaire par leurs noms latins, nous donnons à la plus grosse d’entre elles le nom de Jupiter, qui correspond au dieu grec Zeus, le maître des douze dieux de l’Olympe. Les mythes les plus anciens relatifs à Zeus ont beaucoup de traits communs avec les récits mésopotamiens qui concernent Mardouk ; plus tard, dans la philosophie grecque, Zeus deviendra le symbole de la loi divine. Cette promotion découle logiquement du fait que Zeus, dans la mythologie, imposa sa loi aux autres dieux, et qu’il est le père non contesté des habitants de l’Olympe. Les dieux ont à peu près le même statut que les différentes personnalités qui composent une famille royale ; ils ne forment une famille que grâce à la présence de Zeus, qui règne sur le Panthéon et détient le pouvoir suprême ; mais il deviendra aussi la divinité tutélaire du genre humain, celui à qui s’adressent, en fin de compte, toutes les prières.

    Dieu suprême des Romains, il apparaît comme la divinité du ciel, de la lumière diurne, du temps qu’il fait et aussi de la foudre et du tonnerre, ainsi que le pouvoir souverain, le président du conseil des dieux, celui de qui émane toute autorité. Jupiter symbolise aussi l’ordre autoritaire, qui est imposé de l’extérieur. Sûr de son bon droit et de son pouvoir de décision, il ne recherche ni le dialogue, ni la persuasion : il tonne.

     

     source : http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/


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