• Calydon, le sanglier d’Artémis

    Calydon, le sanglier d’ArtémisCalydon, dans la mythologie grecque, sanglier monstrueux envoyé par Artémis pour ravager le pays de Calydon, et dont la traque constitue une aventure à laquelle ont pris part de nombreux héros grecs.

     

    La vengeance d’Artémis

    À Calydon, une ville d’Étolie, le roi Œnée commet un jour la maladresse d’offenser Artémis, la déesse de la Chasse : alors qu’il offre, après les récoltes, un sacrifice à chacun des dieux, il oublie Artémis. Impitoyable comme à son habitude, celle-ci envoie, pour se venger, un énorme sanglier dans le pays. La bête parcourt la région, ravageant les terres et tuant le bétail. Méléagre, fils d’Œnée, décide de pourchasser l’animal, et fait pour cela appel aux plus grands chasseurs du pays.

    La chasse au sanglier de Calydon

    La chasse au sanglier de Calydon est restée un épisode fort célèbre de la mythologie grecque. En effet, de nombreux héros, que l’on retrouve notamment dans l’expédition des Argonautes, prennent part à l’aventure : Thésée, Castor et Pollux, Nestor, Pélée, Télamon… Parmi les chasseurs figurent également des Curètes (peuple d’Étolie auquel appartiennent les oncles de Méléagre) et une seule femme, Atalante, une chasseresse d’Étolie.

    Le sanglier de Calydon, qui se voit infliger sa première blessure par Atalante, est finalement terrassé par Méléagre. Le partage de sa dépouille provoque une vive querelle entre les chasseurs. Méléagre veut offrir la peau et la tête de la bête à Atalante, dont il est épris, mais ses oncles, notamment, s’y opposent. Selon certaines traditions, l’incident est en fait provoqué par Artémis, qui ne considère pas sa vengeance assouvie. Les événements ayant dégénéré, les Curètes assiègent la ville de Calydon ; ils seront finalement vaincus par Méléagre.


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    Éris "Discorde"
    La femme aux pommes par Jean TERZIEFF (1937)

    Jardin de Luxembourg - Paris - France

    La femme aux pommes, avec une grâce sensuelle, elle tente d'écarter les pommes de discorde entre les peuples.
    Sculpture crée pour l'Exposition internationale de 1937 sur laquelle plane déjà le spectre de la guerre mondiale.

    Consulter aussi :
    Discorde : fable de Jean de La Fontaine illustrée par OUDRY Jean-Baptiste
    Discorde : fable de Jean de La Fontaine illustrée par D; BRUX


    Éris "Discorde" dans la mythologie grecque :
    Généalogie :
    Au début de la création, Gaia (Gæa), la Terre-Mère surgit du Chaos, l'espace immense et ténébreux. Du Chaos naquit ensuite Eros (l'amour) qui semble nécessaire à la poursuite de l'œuvre de la création car il représente la force d'attraction qui porte les âmes à l'union et à la reproduction.
    Le Chaos donna ensuite la naissance à l'Erèbe et à la Nuit ; de leur union naquirent l'Ether et Héméra (le Jour).

    La Nuit enfanta le Destin (Moros) ; la noire Kère (Moire) ; la Mort ; le Sommeil et son cortège représentant les Songes ; la Gaieté railleuse (Momos) ; la Plainte lamenteuse (Oizus) ; les trois Parques (Clotho, Lachésis et Atropos) et pour certains les trois Hespérides. La Nuit enfanta aussi Némésis ; la Fraude ; le Rut ; la Vieillesse ; Eris.

    La nuit enfanta aussi Éris " ou Discorde " qui donna naissance à la Peine ; à l'Oubli ; à la Faim ; aux Maux ; aux Combats ; aux Meurtres ; aux Batailles ; au Mensonge ; à l'Equivoque ; à l'Injustice et au Serment.

    Puis pour certains, Até était la fille d'Éris, la Discorde et de Zeus ; une divinité malfaisante inspirant les actes irréfléchis et met au cœur des hommes et des dieux l'égarement funeste ; elle les pousse à l'erreur et à la perdition. Zeus la chassa définitivement de l'Olympe en la saisissant par les cheveux et en la jetant sur la terre pour vivre au milieu des hommes ; en effet il voulait la punir parce qu'elle lui suggéra, au moment de la naissance de son futur fils Héraclès, l'imprudent serment de lui donner la suprématie sur Mycènes ; ce serment fut à l'origine du malheur du héros, car Até poussa en même temps Héra à faire naître avant Héraclès son demi-frère Eurysthée pour que ce dernier le priver de la domination sur l'Empire de Mycènes.

    Eris, la Discorde était la mère de Léthé, une source des Enfers dans la mythologie grecque, où les âmes des morts viennent se désaltérer afin d'oublier toutes leurs souffrances passées et les circonstances de leur existence terrestre antérieure.

    Dans certaines versions, Eris - Discorde, l'épine noire, symbole de la dissension, du déchirement, du désaccord, du dissentiment, de la divorce, de la mésintelligence, de l'opposition, des querelles ; elle propage les rumeurs et installe la jalousie dans les cœurs ; elle cherche constamment des occasions de susciter les conflits et les guerres. Elle était la sœur jumelle d'Arès ; conçue par Héra lorsqu'elle toucha une certaine fleur. Eris, la Discorde " l'insatiable dans sa furie " accompagne son frère jumeau, le dieu de la guerre Arès, sur les champs de bataille et suscite la haine entre les guerriers.

    Pirithoos le Lapithe (fils d'Ixion ou de Zeus et de Dia) épousa Hippodamie (ou Déidamie), fille de Boutès (ou d'Adraste) ; pour ce mariage il invita ses cousins les Centaures, ainsi Nestor et surtout tous les dieux de l'Olympe, sauf Éris et Arès afin d'éviter les ennuis que ces deux jumeaux pouvaient susciter, car il avait le souvenir du désastre causé par Éris au cours du mariage de Pélée et Thétis.

    Au cours de ce mariage, les Centaures qui n'avaient pas l'habitude de boire que le lait caillé, se sont mis à boire le vin fort sans le couper d'eau ; foux et violents par ivresse, les centaures sautèrent sur les femmes et les garçons présents au mariage en essayant de les violer, même la mariée, Hippodamie fut le cible du Centaure Eurytos (ou Eurytion), et qu'il fallait l'intervention de Pirithoos et Thésée pour la sauver des ses mains ; au cours de ce sauvetage, Eurytion perdit son nez et ses oreilles.
    Suite à ce malheur nuit de mariage, une longue guerre opposant les Centaures à leurs voisins les Lapithes commença, et perdura longtemps, parce que ce fut Arès et Eris, la Discorde, qui la dirigèrent afin de venger l'affront qui leur avait été fait en ne les invitant pas au mariage.

    Atrée discuta le trône de Mycènes avec Thyeste ; devant le peuple de la ville qui devait choisir son nouveau roi, Thyeste accusa Atrée de vantard et menteur et se fit déclarer roi légitime de Mycènes.
    Zeus avait une préférence pour Atrée, alors il lui envoya Hermès pour qui l'aille demander à Thyeste de renoncer au trône en sa faveur s'il voyait le soleil aller à reculons sur la voûte céleste.
    Zeus, alors avec l'aide d'Éris, la Discorde, renversa l'ordre et les lois de la nature ; le soleil (Hélios) qui était déjà à la moitié de sa course dans le ciel, fit demi tour et retourna en direction de l'aube ; les sept Pléiades et toutes les étoiles refirent leur parcours à l'envers, c'est ainsi, ce la seule fois quel le soleil se coucha à l'Est. Thyeste, voyant ce phénomène étrange, abandonna le trône de Mycènes à Atrée.

    Discorde et la guerre de Troie :
    Thétis : la plus célèbre des Néréides, fille de Doris et de Nérée et petite-fille d'Océanos.
    C'était une douce jeune déesse convoitée par Zeus et Poséidon, mais Thémis informa par son oracle ses deux amoureux qu'elle donnerait de ses unions avec l'un d'entre eux un fils plus puissant de son père et capable de le détrôner ; alors les dieux de l'Olympe décidèrent de la marier avec un mortel ; ce dernier serait Pélée, le fils d'Eaque, roi des Myrmidons, à Phthie en Thessalie.

    Refusant ce mariage, elle se métamorphosa en toutes formes d'êtres monstrueux ou éléments impalpables (feu, eau, vent, arbre, oiseau, tigre, lion, serpent et finalement en seiche) pour échapper à Pélée qui voulait l'approcher. Néanmoins, ce dernier, courageux et insistant parvint à la convaincre d'accepter ce mariage.

    Les noces furent célébrées sur le mont Pélion en présence de toutes les divinités de l'Olympe à l'exception de la déesse (Éris - la Discorde) qui n'avait pas été invitée ; alors pour se venger, cette déesse jeta sur la table nuptiale sa fameuse pomme d'or qui portait cette inscription "à la plus belle" et qui était à l'origine d'une grande discorde entre Héra, Athéna et Aphrodite.
    Zeus voulant résoudre le problème, demanda à Hermès d'amener les trois déesses sur le mont Ida, auprès de Pâris pour que ce dernier donne son jugement et décide à qui devait revenir la pomme de la discorde (le jugement de Pâris).

    Pour obtenir sa faveur Héra promit au jeune prince de faire de lui le roi du monde entier et l'homme le plus riche parmi les mortels ; Athéna promit de le rendre le plus sage, le plus célèbre et le plus valeureux des mortels et lui permettant de devenir le plus doué dans tous les arts ; enfin Aphrodite proposa à Pâris de le marier avec la plus belle des femmes, Hélène, la fille de Tyndare et l'épouse de Ménélas, le roi de Sparte.
    Pâris sans hésitation, choisit la femme, Hélène qui enleva de son époux et amena Troie. Les peuples grecs humiliés par cet enlèvement déclarèrent la guerre aux troyens.
    Ce fut Agamemnon le roi de Mycène et le frère de Ménélas qui commandait les Grecs durant cette désastreuse guerre qui dura 10 ans et qui finit par la chute et la destruction de la ville de Troie puis le massacre et la dissémination de ses populations.

     

    source: http://www.aly-abbara.com/histoire/Mythologie/Grece/images/discorde_luxembourg.html

     
    Auteur : Aly Abbara
    22 Juin, 2011

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  • Les eaux du Léthé près des champs Elysées par John Roddam Spencer Stanhope

     

    Dans la mythologie grecque, Léthé (en grec ancien Λήθη / Lếthê, « oubli »), fille d’Éris (la Discorde), est la personnification de l'Oubli. Elle est souvent confondue avec le fleuve Léthé, un des cinq fleuves des Enfers, parfois nommé « fleuve de l'Oubli ».

    Après un grand nombre de siècles passés dans l'Enfer (le royaume d'Hadès), les âmes des justes et celles des méchants qui avaient expié leurs fautes aspiraient à une vie nouvelle, et obtenaient la faveur de revenir sur la terre habiter un corps et s'associer à sa destinée. Mais avant de sortir des demeures infernales, elles devaient perdre le souvenir de leur vie antérieure, et à cet effet boire les eaux du Léthé, qui provoquaient l'amnésie.

    Le Léthé coulait avec lenteur et silence : c'était, disent les poètes, le fleuve d'huile dont le cours paisible ne faisait entendre aucun murmure. Il séparait les Enfers de ce monde extérieur du côté de la Vie, de même que le Styx et l'Achéron les en séparaient du côté de la Mort. La porte du Tartare qui ouvrait sur cette rivière était opposée à celle qui donnait sur le Cocyte.

    Léthé est parfois représenté sous la figure d'un vieillard qui d'une main tient une urne et de l'autre la coupe de l'Oubli.

    Le Léthé est cité par le poète français Charles Baudelaire :

    « Pour engloutir mes sanglots apaisés
    Rien ne me vaut l'abîme de ta couche ;
    L'oubli puissant habite sur ta bouche,
    Et le Léthé coule dans tes baisers. »

    — Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

     

    1. (Mythologie grecque et romaine) Fleuve des Enfers où les ombres des morts allaient boire pour oublier le passé.
      • Ces âmes [des champs Élysées, après mille ans] allaient boire de l’eau du Léthé, et demandaient instamment à rentrer dans de nouveaux corps, et à revoir la lumière du jour. (Voltaire)

      • Il n’a su réchauffer ce cadavre hébété
        Où coule au lieu de sang l’eau verte du Léthé.
        (Charles Baudelaire, Spleen, 1868)

    2.  (Poétique) Oubli.

     

    Le Léthé

    C'était le fleuve de l'oubli; le Léthé coulait lentement et sans bruit à l'extrémité des Champs-Elysées ou contigu au Tartare selon d'autres. Tous les morts devaient en boire pour oublier les maux et les plaisirs de leur ancienne vie terrestre.

     

    sources: https://fr.wikipedia.org/wiki/Léthé 

                 https://fr.wiktionary.org/wiki/Léthé


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  • Dans la mythologie grecque, le Minotaure est un monstre fabuleux au corps d'un homme et à tête d'un taureau1 ou mi-homme et mi-taureau2

    Né des amours de Pasiphaé et d'un taureau blanc envoyé par Poséidon3, il est enfermé par le roi Minos dans le labyrinthe. Situé au centre de la Crète, il est construit spécialement par Dédale afin qu'il ne puisse s'en échapper et que nul ne découvre son existence. Tous les neuf ans, Égée, roi d'Athènes, sera contraint de livrer sept garçons et sept filles au Minotaure qui se nourrira de cette chair humaine. Thésée, fils d’Égée, sera volontaire pour aller dans le labyrinthe et tuera le monstre. 

     

    Minos devint roi grâce à Poséidon en échange du sacrifice d'un superbe taureau tout blanc. Mais Minos sacrifia une autre bête. Vexé, Poséidon rendit la femme de Minos amoureuse du taureau. Le Minotaure sera tué par Thésée grâce à l'aide d'Ariane, qui rêve de l'épouser, lui donnant une pelote de fil afin qu'il retrouve son chemin dans le labyrinthe. Mais, une fois le Minotaure tué, Thésée oubliera aussitôt Ariane.  

    Dans les textes anciens, le minotaure porte aussi le nom d’Astérios, ou Astérion, du nom du roi de Crète Astérion à qui Zeus avait confié Minos, fruit de son union avec Europe

     

    Au niveau symbolique, le minotaure représente l'homme dominé par ses pulsions instinctives4. C'est une figure très connue du bestiaire thérianthropique grec, qui a été reprise dans de très nombreuses œuvres, à la fois dans l'art, la littérature, le cinéma, le jeu de rôle et le jeu vidéo.

    lire plus sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Minotaure


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  • Mythologiquement, Zeus, fils de Cronos, est né malgré son père qui dévorait ses enfants afin qu'ils ne puissent jamais le bouter hors de l'Olympe, comme Cronos l'avait fait avec son propre père, Ouranos. Devenus adultes, cachés de leur père par leur mère Réha, Zeus et ses frères menèrent une guerre contre leur père Cronos. Après dix années de lutte, Zeus parvint à le capturer, son frère Hadès le garda aux enfers et Zeus devint le chef de la troisième génération des dieux de l'Olympe.

    Zeus symbolise le règne de l'esprit, il organise le monde extérieur. C'est le dieu des lois physiques, morales et sociales. Selon Mircea Eliade, il est l'archétype du chef de la famille patriarcale.

    Il est le dieu de la lumière et des éclairs, ce qui symbolise l'éclaircissement de l'intelligence humaine, mais aussi la colère de Dieu, la punition, le châtiment, l'autorité outragée et il devient, dans ce cas, un justicier. Ses aventures amoureuses sont innombrables, autant avec des déesses qu'avec des mortelles, voire avec des hommes. Ces tendances de chef peuvent mener à monopoliser l'autorité et à détruire toute manifestation d'autonomie. Ceci provient d'un sentiment d'infériorité intellectuelle et morale, que l'individu peut tenter de compenser socialement par des éclats autoritaires. Ce contenu psychyque peut aussi se manifester par une crainte de ne pas voir ses droits et sa dignité respectés à leur juste valeur. Les colères calculées du dieu de la foudre sont des réactions à ces faiblesses si courantes chez les humains. Zeus reste néanmoins un chef, mais un chef qui risque de s'emprisonner lui-même dans son rôle autocrate et de devenir l'esclave de sa propre puissance.

     

    source : http://mamevoy.pagesperso-orange.fr/astrologie/MYTHJUPI.HTM

     


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